Les négociations espagnoles
Après les régionales et municipales espagnoles, vu le mode de scrutin, les négociations ont été bon train. On ne peut pas en effet prôner la proportionnelle et éviter ensuite les "marchandages" pour faire des majorités (sauf à l'impossible : un seul part obtenant 50% des sièges).
Un des cas les plus emblématiques concernait la région d'Andalousie entre les mains du PS depuis des années avec l'appui de IU. Cette fois ni IU, ni Podemos ne souhaitaient gouverner avec le PS. Finalement c'est le parti "centriste "Ciudadanos" qui a accepté de faire une majorité avec la socialiste Susana Díaz. Teresa Rodríguez, la responsable de Podemos dans la région en profite pour faire observer que Ciudadanos devient le ballon d'oxygène du bipartisme. Ce qui n'est pas aussi simple.
Dans la région de Valence, Podemos accepte finalement de participer à la direction de la région… avec le PS socialiste de la région sur la base que la direction de la région est fixée à la proprotionnelle.
Pour les maires, c'est donc sous la direction de Manuela Carmena que le PSOE a accepté, à Madrid, d'apporter son soutien au courant Podemos. La bataille ne fait que commencer avec une attaque en règle contre la porte-parole, Rita Maestre, qui est poursuivie par la justice pour une action de 2011 jugée antireligieuse.
Pour Barcelone Ada Colau a obtenu aussi le soutien des autres forces de gauche dont ERC (les indépendantistes de gauche) sans signer comme le souhaitait ERC le pacte pour l'indépendance. Le courant Podemos a permis de remettre au premier plan le social. L'échec des centristes risque fort de mettre entre parenthèse le combat indépendantiste mais nous en saurons plus avec les élections prochaines. J-P Damaggio