Avortement au Chili
Jusqu'en 1989 et depuis 50 ans l'avortement était légal au Chili dans deux cas : risque de décès de la mère et vie impossible du foetus.
Avant de quitter le pouvoir Pinochet décida d'abolir cette loi et de faire du Chili un des cinq pays du monde les plus restrictif en matière d'avortement. Ortega a fait de même au Nicaragua.
Depuis, des luttes de femmes (nous en avons été témoins, Marie-Franc et moi, à Santiago) demandent une nouvelle loi.
Michelle Bachelet a décidé d'admettre trois cas d'avortement légal : : risque de décès de la mère, la vie impossible du fœtus et une grossesse provoquée par un viol.
Les députés viennent de voter cette loi : 67 pour contre 47 pour le premier cas, 62 contre 46 dans le deuxième cas et 59 contre 47 dans le dernier cas.
Mais il reste à obtenir l'appui du sénat.
La croisade des opposants est féroce et continue comme toujours de confondre cette maigre légalisation et une incitation à l'avortement. Elle croit que l'Etat est là pour dire le bien et le mal et non pour imposer des droits. L'Etat serait en fait le prolongement des volontés divines sur terre.
Le problème n'est pas que Chilien mais est celui de toute l'Amérique latine depuis des lustres sauf que la question ne fait jamais l'actualité. J-P Damaggio
