La balle dans le camp de Rajoy
Comme prévu, la déclaration unilatérale d'indépendance est reportée à plus tard. Pour laisser la place au dialogue. Mais quel dialogue?
Puigdemont a été obligé de suivre son parti et a donc mécontenté la CUP (leurs députés ont refusé de l'applaudir) sans laquelle il ne peut gérer la Région faute de majorité.
Rajoy peut-il accepter le dialogue dans les conditions nouvelles ? J'en doute mais il peut alors renforcer ses opposants au sein du Parlement espagnol. Bien sûr, il va dire que le processus d'indépendance est encore menaçant (Puigdemont a déclaré : "La Catalogue sera indépendante").
En fait l'évolution importante est celle qui se produit dans la société.
Par exemple un journal comme El Pais, qui était le journal de référence (un peu comme Le Monde), ne cesse de jeter de l'huile sur le feu.
Un chercheur comme Vicenç Navarro vient de lancer un appel sur Publico pour inciter les lecteurs à écrire à ce journal, qui est bien dans le ton des nôtres : manipulations, mensonges, sectarisme, propagande etc.
Vicenç Navarro vient de signer une pétition contre le comportement de la police le 1er octobre et aussitôt il est désigné comme un vieux défenseur du séparatisme. Il est mis dans le même sac que Francesco Manetto qui lui est, en effet, un séparatisme du camp de Pujol, c'est-à-dire un défenseur permanent du néolibéralisme alors que Navarro est au contraire un opposant assidu de ce courant économique. D'où sa colère.
TVE devait retransmettre le discours de Puigdemont mais vu le retard elle a diffusé deux épisodes d'une série.
Le discours a divisé la foule des indépendantistes présente autour du Parlement comme elle les a divisé à l'intérieur.
Le feuilleton continue. A Madrid comme à Barcelone. J-P Damaggio
P.S. Sur les photos en haut la représentante de la CUP, Anna Gabriel et au-dessous la foule tendue à Barcelone.

