Eric Vasseur photographe
La médiathèque de Castelsarrasin acceuille le photographe Eric Vasseur. J'ai voulu découvrir aujourd'hui sa belle exposition et coup de hasard il était là avec une classe pour inciter les enfants à réfléchir sur l'art photographique, sur la passion, sur la vie. Je n'ai pas voulu déranger donc j'ai fait une visite rapide. En guise de compte-rendu je donne l'article de La Dépêche, plein de finesse et de vérité. Pour inciter le public à faire le détour par la salle proche de la médiathèque. J-P Damaggio
Article de La Dépêche
Les mouvements sont furtifs, captés, puis figés. Les perspectives sont saisissantes, adoucies par l'horizontalité dominante et cet «entre-deux» chromatique entre noir et blanc et couleur.
Eric Vasseur, jeune quinqua moissagais pratique la photographie depuis 7 ans, et depuis 3 ans approfondit ce travail, y donne un sens.
Ses œuvres ne sont pas de simples instantanés, elles sont pensées, parfois mises en scène. Il y a en effet une intention, un auteur, des titres qui font mouche. On n'est ainsi guère loin des codes de la littérature. Et puis il y a ce recul, et cette contemplation en deux temps : celle du moment précédent le «clic», puis celle de la photo dans son cadre.
70 photos exposées
A la médiathèque de Castelsarrasin jusqu'au 26 octobre, 70 œuvres de l'artiste sont exposées. Le choix du lieu n'est pas anodin, car ouvert à la jeunesse. «Ces clichés peuvent être un moyen pour les enfants des écoles de s'interroger sur l'intention, le sens que l'on donne à une oœvre. 80% des photos sont réfléchies», livre Eric Vasseur, qui n'oublie pas qu'il reste avant tout un enseignant.
Le choix du lieu d'exposition est un moyen de joindre son métier à sa passion. On est loin ici de la photo de vacances, autocentrée, on touche à l'universalité de l'art, et ces horizons, ces brumes, ces silhouettes, ces objets épars, ce foulard négligemment déposé sur un rail n'ont pas d'âge, de repère géographique.
L'ensemble parle à notre raison, mais aussi à nos fantasmes, et à l'enfant qui sommeille encore en nous. Lors du vernissage il y a quelques jours, le maire Jean-Philippe Bésiers a loué cette œuvre d'une qualité rare, à la fois cohérente et éclatée.