Saliens, Villebrumier en 1968
La CGT, après une assemblée générale à la salle des fêtes de Reyniès, communique pour Saliens :
« L’assemblée générale des grévistes de Saliens a décidé la reprise du travail pour le lundi 10 juin. Le contentieux reste quand même très important et tous s’engagent à poursuivre en temps voulu la lutte syndicale. Nous constatons que nous devoir avoir les feuilles de paie majorées de 10% pour celles qui n’ont pas subi de hausse supplémentaire due au relèvement du SMIG en trois fois. Le 1er octobre une majoration de 3% doit intervenir. Nous maintenons que les derniers licenciés doivent avoir priorité dans les embauches à venir sans limitation de temps. Sur le problème non résolu et restant en litige de l’harmonisation des primes, il doit être tenu compte des totaux comptabilisés sur la feuille de paie. En tous le cas les augmentations de cadences dans les temps à venir seront refusées si elles ne correspondent pas à l’accroissement proportionnel du salaire. Toute modification sera remise au syndi-cat par atelier et jamais une décision unilatérale de la direction ne sera tenue pour valable. Les ouvriers sont conscients que ni l’échelle mobile (prix-salaires) ni les retraites, ni l’abrogation des ordonnances de la Sécurité sociale n’ont abouti sur le plan social. Toujours unis, avec un syndicat renforcé, les grévistes reprennent le travail et continuent la lutte pour un avenir meilleur.»
Le mérite de cette déclaration tient au fait qu’elle mentionne les acquis (surtout les salaires) mais aussi les échecs. Je ne sais si les licenciés l’ont été pour faits de grève. JPD