Paul Ariès – François Ruffin
Voilà deux hommes qui, dans une autre histoire, auraient pu devenir deux complices.
D’un côté François Ruffin qui a créé Fakir quand Paul Ariès cherchait à créer l’immondialisation. Ils appartenaient tous deux à une gauche inventive mais Paul Ariès a été conduit à changer son fusil d’épaule. L’immondialisation a été éphémère car, on le devine dès le premier numéro, avec l’article sur Vincent Cheynet : Paul Ariès se lance alors dans La Décroissance. Puis avec la victoire de Sarkozy, il se trouve au cœur d’une autre alliance : Le Sarkophage. Et depuis l’échec de ce dernier nous avons Les Zindignés.
Pendant ce temps François Ruffin s’en tenait à Fakir, toujours Fakir.
Paul Ariès après la tentative de Pierre Rahbi en tant que candidat à l’élection présidentielle (2002) voulut ensuite faire pareil (2007), car il avait pu observer de près que même si la dite candidature n’est pas arrivée au bout ce fut un tremplin médiatique pour le « paysan écolo ». Sauf que Pierre Rabhi avait une pratique originale de son combat : alors que Paul Ariès était particulièrement généreux, les conférences de Pierre Rahbi étaient payantes !
De son côté, François Ruffin a continué sa marche pas à pas. De Fakir il était passé à « Merci Patron ! » et de là au poste de député.
La démarche de Paul Ariès a été intellectuelle, de la mal bouffe aux sectes puis à la gratuité.
La démarche de François Ruffin a été localiste.
Gilles Perret, le complice cinéma de François Ruffin, est attaché à une réunion proche de celle de Paul Ariès et peut-être réaliseront-ils un jour une œuvre sur le chercheur Paul Ariès et son œuvre !
François Ruffin se considère une éponge captant la société pour lui renvoyer son image faite d’interrogations.
Paul Ariès se veut un éclaireur de la dite société par ses nombreuses études. Ils peuvent être complémentaires. J-P Damaggio
