Maurice : vie économique avec le thé
La culture du thé, nous l’avions croisé dans le nord est de l’Argentine avec visite à la clé d’une coopérative qui comme à Bois Chéri gérait l’ensemble du produit : de la culture à la mise en sachet.
Le domaine de Bois Chéri est situé sur les hauts plateaux du sud de l'île à près de 500 mètres d'altitude dans une zone froide, un lieu qui offre les conditions idéales à la culture du thé. Mais comme partout la propriété avait d’abord été consacrée à la canne à sucre puis, suite à un ouragan qui a tout détruit ,c’est le passage à la culture du thé.
Les premières plantations de thé datent de 1892 ainsi que la création de l'usine Bois Chéri par la compagnie Le Breton Boure, Drouin & Cie5. En 1958, la famille Guimbeau la rachète et décide d'intensifier la culture du thé dès 1960. Bois Chéri correspond aux plus anciennes plantations de thé de l'île et a permis le développement d'une véritable culture et tradition du thé à Maurice. Elle produit aujourd'hui plus de la moitié du thé de l'île.
Pour 14 euros par personne nous pouvions visiter le lieu mais d’une part la visite en Argentine avec film à l’appui, et le programme de la matinée nous fit passer juste à côté.
Le taxi accepta de se garer sur un chemin pour voir de près la plantation juste au moment où des travailleuses revenaient des champs. Quelques mots échangés avec le guide nous permis de vérifier l’évidence : un travail très dur et pourtant très mal payé. Le salaire est à la tâche c’est-à-dire au poids de feuilles ramassées. Le plus souvent il s’agit de femmes venues d’Inde. J-P Damaggio

