Ile Maurice : un modèle réduit
L’île Maurice n’a pas d’armée et ne pèse donc rien sur la scène internationale. Pourtant, au milieu de nulle part, ce mélange des civilisations françaises et anglaises qui en Europe n’ont jamais fait bon ménage est un révélateur unique d’une invention sociale.
A présent j’ai l’habitude de dire qu’ils roulent à gauche et comptent en kilomètres.
Il faudrait pouvoir faire un parallèle avec La Réunion qui, vivant sous perfusions françaises, a développé un autre type de société.
La montée des mers qui est annoncée va-t-elle bousculer ce minuscule univers protégé par un lagon qui risque d’être balayé, mettant à mal les milliers de kilomètres de salle blanc, le nouvel eldorado économique ?
On se dit que les capacités d’adaptation du pays sont si fortes que les diverses ingéniosités locales peuvent tout réussir pourtant ce mélange de civilisations est en même temps si fragile !
Depuis les émeutes de 1999 tout semble paisible et si les tensions sont toujours là entre communautés, les autorités tiennent fermement les rênes du pouvoir.
L’île Maurice n’a pas d’armée or l’Océan indien est un point stratégique et regorge de bases militaires françaises, anglaises, chinoises, nord-américaines. Seule la Russie est absente. D’un côté Inde-Pakistan et de l’autre Arabie Saoudite-Iran, des frères ennemis qui peuvent perturber l’équilibre propre à l’île Maurice qui deviendra alors le thermomètre des tensions internationales.
Comme partout la puissance en pointe s’appelle la Chine. En plus des civilisations françaises et anglaises, les Chinois sont fortement présents sur l’île par une communauté bien implantée. Là réside l'avenir du pays ? J-P damaggio
