Dominique Rolin et Judith Cladel
Avec cette lettre de 1952 on peut vérifier les liens d’amitié entre Dominique Rolin et sa tante.
Nous sommes en 1952, Le Souffle est couronné par le Prix Femina (où Judith Cladel joue un rôle clef). C’est le moment que choisit Gaston Gallimard pour proposer à l’auteur, nouvellement et brillamment promu, de faire partie des auteurs de la maison. JPD
Le lettre de Judith (destinataire inconnue, personnage clef de la Société des gens de lettres))
26 décembre 52
Bien chère amie,
Je n’ai pas manqué de remettre à Dominique Rolin les formules indispensables à la demande d’admission d’un écrivain à la Société des Gens de Lettres. Elle m’a téléphoné qu’elle souhaite de grand cœur devenir adhérente et qu’elle vous le fera savoir. Si ce n’est déjà chose réalisée c’est qu’elle a dû se rendre dans différentes villes de province, Besançon, Arras, Poitiers, Tours etc. afin d’y signer son livre sur l’incitation de librairies importantes ; aussi bien je ne l’ai pas revue depuis le jour du Prix !
Je n’ai pas besoin de cette occasion chère
excellente amie pour vous adresser mes vœux très affectueux à la fin de cette année et au début de la nouvelle. Puisse la température continuer à être clémente, ce qui me permettra d’aller vous voir quelquefois et de vous répéter de vive voix l’expression de ma bien vive amitié.

