Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vie de La Brochure
13 mars 2020

PCF 82 : Rencontre avec Raymond Matayron (vers 1983)

Cette rencontre s'est produite dans le hall de la Bibliothèque de Montauban (Matayron habitait juste à côté) et s'inscrivait dans le cadre du travail sur le livre concernant La Résistance et le PCF 82. Je reprends ce travail suite aux articles en référence à Eugène Durègne que nous retrouvons ici. JPD

Relevé de la discussion

Famille d'origine catholique. Il arrive à Montauban en 1935. Il est propulsé à la responsabilité départementale de la CGTU. Il fallait renforcer la CGTU avant la réunification. Sans réelle expérience il est poussé par Aurin et Durègne (son employeur). Il est membre du parti depuis 1928.

Il ira faire l'école du parti pendant 1 mois à Bezons à côté d’Argentueil . Il a pu participer au congrès de l'Unité syndicale. Il était simple ouvrier chez Durègne après avoir travaillé pour les Tramways départementaux. Il va affronter l'union départementale CGT plus étoffée plus expérimentée, et qui possédait des brillants animateurs : Mme Artis, Guerret, Allamelle. Les cheminots étaient plutôt autonomes.Il a réussi à être adjoint d'Allamelle et comme il n'était pas brillant dans les discours en public il le suivait partout dans toutes les réunions. Cette responsabilité était énorme. Au départ il y avait Aurin aux PTT et qui était un homme brillant. Il avait été élu député à Issoudun mais avait du démissionner car il aurait été élu avec les voix de la droite. (situation que je n'ai pas étudiée et pas comprise. note JPD). Ce Aurin avait un impact considérable. C'était un tribun qui affrontait n'importe qui et notamment au parapluie Ligou, Paul Faure devant 5000 personnes. Mais il est parti avant 1936 pour le Lot et Garonne.

Il se déplaçait à l'époque avec le vélo, le train ou la voiture que lui prêtait Couchet.

Nous faisions un journal départemental du syndicat et Pédurand participait à la rédaction. Il s'appelait semble-t-il l'Union Départementale (en fait l'Action Ouvrière). Cette revue était mensuelle.

J'avais été nommé permanent par la fédération du bâtiment et je devais suivre plusieurs départements dont le Tarn et le Lot. On m'avait payé à ce moment là une voiture et je me souviens des difficultés dans le Tarn où le syndicat du bâtiment était tenu par des réformistes alors que ce n'était pas le cas dans le Lot.

Du point de vue de sa campagne électorale de 1936 il n'a pas beaucoup de souvenirs. Il était au Bureau Fédéral du PCF avec Couchet, Pédurand, Gasc. Pas de véritable souvenir du journal La Vague. En fait il eut peu de rencontres avec les autres candidats de l'époque. Il se souvient d'un manifeste départemental du Front populaire.

Il a été signé par Bonnafous, Guerret et Matayron. Bonnafous a été une personnalité nationale de la loge maçonnique. Il s'est montré honnête pendant l'occupation et favorable à l'exclusion d'Allamelle dont il avait pu voir les compromissions.

Concernant le licenciement de Fernand Granier de la mairie de Laguépie il se souvient être allé à Laguépie avec Allamelle et un autre responsable pour y tenir une réunion de défense de Granier (ce dernier candidat PCF en 1936 était secrétaire de mairie de Laguépie depuis 1925 environ). La salle était comble. Chacun a pu s'exprimer et il a rencontré pour la première fois Mercadier (le maire). Il était très élégant, petite barbiche et un peu orgueilleux. Il a dit à Matayron qu'il défendait là une bien mauvaise cause. La raison du licenciement reste floue. Il aurait outrepassé ses droits, insulté le maire ou eu d'autres affaires personnelles. Le syndicat des mairies était dirigé par les réformistes et il n'a pas été très défendu.

Commentaires
Vie de La Brochure
Archives
Newsletter
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 1 091 264