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Vie de La Brochure
15 juin 2020

La Dépêche : au secours de Barèges contre Astruc

astruc barèges

Hier c’était bien connu : il y avait deux poids deux mesures selon qu’on était dans la majorité du conseil général ou opposant. La Dépêche bien que mal placé pour faire la leçon, a cependant décidé des relayer une action de Barèges. Car si Montauban a été mal doté c’est bien du temps de Jean-Michel Baylet ! Mais comme j’en ai l’habitude je donne les deux argumentaires, celui de Barèges et la réponse d’Astruc. A chacun de juger. J-P Damaggio

P.S. La photo retenue par La Dépêche est amusante où on voit la connivence entre Mardegan et Astruc sous les yeux de Barèges, du temps où elle était dans la majorité.

P.S. L'article est bien sûr d'accès libre...

P.S. Le lecteur comprendra que la réponse d'Astruc ne pouvait pas passer sur La Dépêche qui fait pourtant mine de donner la parole à Astruc ! La vie est une question d'astuce !

  La Dépêche, Publié le 04/06/2020

Y aurait-il deux poids deux mesures, selon qu’on soit amis ou dans la majorité du conseil départemental ou opposant ? C’est ce que suggère la lettre ouverte écrite par Brigitte Barèges, maire de Montauban, présidente du Grand Montauban et conseillère départementale à Christian Astruc, le président du Département. En cause : l’enveloppe financière accordée au Grand Montauban, plus grosse intercommunalité du Tarn-et-Garonne. "Vos services viennent de nous apprendre que la commission permanente du 9 juin serait la dernière pour procéder à la liquidation des enveloppes résiduelles 2016-2020 des communes, note Mme Barèges. Je me permets de vous rappeler que vous n’avez toujours pas fait droit à la demande qui vous a été adressée le 18 décembre 2019 par le conseil d’agglomération du Grand Montauban à la suite de sa délibération du 17 décembre 2019". Brigitte Barèges fait allusion "à l’ensemble des délibérations concordantes de toutes les communes du Grand Montauban afin que la totalité de leurs enveloppes résiduelles, pour un montant total de 1 652 929 €, soit allouée à l’agglomération, conformément au règlement que vous avez mis en place à ce titre".

"Traitement inéquitable"

Et Brigitte Barèges de préciser que "d’un commun accord, cette somme a été affectée à la réalisation des travaux du parvis du musée Ingres-Bourdelle, du square Picquart qui lui fait face, et de la place Bourdelle contiguë. Le coût global de ces travaux, en effet, avoisine les 2 millions d’euros hors taxes".

Mais les choses ne sont pas allées comme le souhaitait le maire de Montauban: "Après cinq mois de silence, écrit-elle, et n’ayant toujours rien reçu de votre part, il semblerait que vos services aient indiqué que, sur cette enveloppe résiduelle d’1,6 millions, il ne sera affecté à ce chantier que 242 000 €. Dès lors, si cette manœuvre était retenue, elle aboutirait à spolier l’ensemble des communes du Grand Montauban de plus de 1,2 million d’euros sur les enveloppes attribuées. Lors du bureau des maires qui s’est tenu hier, il a été décidé à l’unanimité de vous indiquer que cette façon de procéder n’est pas conforme à ce qui a été prévu dans le règlement. Par ailleurs, ce traitement est inéquitable au regard de ce qui a été fait pour le projet de piscine concernant Terres des Confluences. En effet, cette intercommunalité a perçu environ 1 million d’euros pour ce chantier, sans qu’il soit pour autant procédé à une analyse en fonction de la nature des travaux".

La conclusion coule de source : "Nous vous demandons solennellement de bien vouloir, sans tarder, inscrire à l’ordre du jour de la prochaine commission permanente du 9 juin prochain, l’affectation de la totalité de l’enveloppe résiduelle des communes du Grand Montauban au profit de leur intercommunalité, pour les travaux précités".

 

"Les mêmes principes ont prévalu" pour M. Astruc

Sollicité par nos soins, Christian Astruc a répondu hier soir : "Cette demande traduit une méconnaissance des règles votées en 2016 par l’assemblée départementale en matière de subventions aux communes et groupements de communes. Je vous rappelle que dans le cas d’une aide accordée à la communauté maître d’ouvrage d’un projet structurant pour le territoire, les communes membres peuvent certes décider, à l’unanimité, de participer au financement départemental de cette opération par attribution d’une part de leurs dotations communales affectées par le Conseil départemental. Néanmoins, l’aide susceptible d’être accordée par le Département reste logiquement calculée selon les critères d’éligibilité des politiques départementales en vigueur". Selon le président du Département : "Contrairement à ce que vous soutenez, ce sont strictement les mêmes principes qui ont prévalu pour le financement du projet de la piscine portée par la Communauté de communes de Terres des Confluences".

Pas sûr que la réponse calme les ardeurs montalbanaises.

 

La réponse d’Astruc

Qu’en est-il de Montauban ?

Au début du mandat, nous avons introduit de l’équité dans l’attribution des aides aux communes en définissant une enveloppe à chacune ne dépendant que de sa population. Un profond changement dont Montauban a été la grande gagnante. Songez que près de 3,4M€ d’aides lui ont été octroyées par le Conseil départemental entre 2015 et 2019 pour financer ses projets, contre à peine 720 000€ de 2010 à 2014 sous l’ancienne majorité de Messieurs Baylet et Gonzalez ! Depuis 2015, Montauban a aussi perçu plus de 500 000€ de subventions du Département au titre de la voirie communale contre tout simplement 0 au cours du mandat précédent...

Le Conseil départemental investit donc à Montauban ?

Bien évidemment et même massivement ! Je rappelle que plusieurs des grands projets actuellement conduits par le Conseil départemental depuis 2015 se situent sur le territoire montalbanais, comme entre autres la restructuration du centre universitaire de Montauban (12M€), la réhabilitation des archives départementales (4,3M€), la construction d’un nouveau centre départemental de l’enfance et de la famille (2,3M€), la restructuration de la maison départementales des personnes handicapées (1,8M€).

Sans oublier le gymnase du collège Azana qui a été livré à la rentrée 2010, que nous mettons à disposition de plusieurs associations sportives montalbanaises et qui, contrairement à ce que j’ai pu entendre ici ou là, donne entière satisfaction. Quant aux dépenses d’aide sociale à destination des publics montalbanais, elles s’élèvent à plus de 35M€ par an en 2019 hors frais de personnel, soit près du quart du montant consacré aux solidarités sur l’ensemble du Tarn-et-Garonne.

On entend parfois certains élus regretter que le Département n’en ferait pas assez pour Montauban, que cela vous inspire t-il ?

Sur ce sujet, les faits, je viens de les donner. N’en déplaise à certains qui ont fondé leur carrière politicienne sur l’agitation et la polémique. Vous savez, depuis 2015, je me sens aussi montalbanais ;  je passe 40 heures par semaine à Montauban à l’Hôtel du Département, ce qui n’a d’ailleurs pas été toujours le cas de mes prédécesseurs. J’ai aussi à l’esprit que Montauban est la ville Préfecture. En ma qualité de président du Conseil départemental de Tarn-et-Garonne, je suis donc convaincu d’une chose : ce qui est bon pour Montauban l’est naturellement aussi pour le Tarn-et-Garonne et vice-versa !

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