Comment élire le bureau de Terres des confluences ?
Ceux qui sont passés devant la salle Jean Moulin hier soir ont dû se demander pourquoi autant de voitures ? C’est que 62 conseillers communautaires, le personnel administratif, le public assez nombreux ça fait du monde. Pour ma part n’appartenant pas aux cercles du pouvoir j’y suis par hasard. C’est à 16 h que tout d’un coup j’ai pensé à téléphoner à Terres des Confluences pour savoir quand aurait lieu l’élection du président et après quelques recherches du bon papier, on a pu m’indiquer : 18 h 30, salle Jean Moulin.
Le temps que tout le monde s’installe, que les services techniques soient au point il a bien fallu demi-heure. La disposition de la salle n’est pas tout à fait au hasard. Les élus d’opposition de Moissac sont au premier rang et les élus du maire sont au dernier rang. Les discussions vont bon train ici ou là.
Ici au premier plan le futur président en discussion avec ses élus, un peu plus loin, Max Lagarrigue en discussion avec Bernanrd Garguy et au fond, les élus minoritaires de Moissac.
Enfin la doyenne en place depuis un moment, Annie FEAU, Maire de Montesquieu, peut donner le top départ conformément au règlement.
Derrière elle, le responsable technique du vote électronique. Cette nouveauté me convient totalement : le vote à bulletin secret se fera plus rapidement. Une séance d’essai est proposé : en votant 63 vous votez blanc. Pourquoi 63 ? Car il y a 62 élus qui ont les numéros de 1 à 62.
A un moment le maire de Lafitte (le seul à a voir le masque avec le responsable technique) aura un souci mais dans les faits tout à pu être très rapide et très démocratique.
Après les discours d’usage (une secrétaire se dévoue ainsi qu’un assesseur) Annie FEAU pose la question cruciale : qui est candidat au poste de président ? Pour beaucoup dans la salle, quand Dominique Briois lève la main ce n’est pas une surprise. Comme en toute assemblée de ce genre une préparation en amont a déjà tout réglé comme va le démontrer le déroulement de la soirée.
Quelqu’un d’autre aurait pu être candidat « indépendant » mais il n’en sera rien. Il fallait 32 voix pour être élu au premier tour et il en aura 46. Il y a cependant 5 personnes qui ont voté pour un autre nom et 10 qui ont voté blanc. La doyenne peut laisser sa place au nouveau président qui va alors se lancer dans un discours de nouveau président. Il se présente : il a travaillé à la Caisse d’épargne, il a joué au rugby, il entame son troisième mandat de maire de Lavilledieu et il indique comment il va travailler : avec une conférence des maires, avec 8 vice-présidents et 5 conseillers délégués.
La loi fixe une limite au nombre de vice-présidents qui est entre 13 et 15. Auparavant ils étaient 12 et là l’équipe est resserrée à 8 mais avec 5 conseillers délégués et le président nous avons un bureau de 14 membres.
Il s’agit de faire valider de tels choix par la salle et c’est l’unanimité. Je pense que si le vote à bulletin secret avait été mis en place le résultat aurait été différent. Mais bon…
Le discours a été long avant de passer à la deuxième épreuve, l’élection des vice-présidents.
Allait-on passer d’un moment sans conflit à un moment avec conflit ?
Pour le premier vice-président le maire de Castelsarrasin lève la main mais aussi le chef de son opposition M. Angles. Résultat : 42 à 15 avec peu de blancs (4). Il a quatre voix de moins que le président et Angles réussit à unir au-delà de Castelsarrasin.
Le moment le plus crucial est venu après avec l’élection du deuxième vice-président quand Romain Lopez le maire de Moissac lève la main. Aussitôt comme pour le moment précédent, l’élu minoritaire de Moissac, Bousquet, lève aussi la main. Il aura une voix de moins qu’Angles (14) mais par l’effet du vote blanc (8) et le vote pour trois autres candidats, Romain Lopez est le plus mal élu : 37 voix.
Les autres élections se passeront sans surprises comme indiqué dans le bilan que j’ai fait auparavant.
J-P Damaggio
Dernière photo prise de trop loin mais qu'importe : on a Julien Suères (candidat sur la liste Bénech) et Romain Lopez (les deux se connaissent bien puisqu'ils sont attachés au Conseil régional) en discussion avec l'homme clef du secteur : Max Lagarrigue.





