Montauban, une fabrique de journaliste
Au début des années 80 il y avait à Montauban des «radios libres» avec en vedette Bas-Quercy Radio et Radio Récré. Il m’est arrivé de passer une fois dans les studios de Bas-Quercy, Place nationale, et une fois au Collège de Villebourbon, où officiaient Jean-Claude Drouilhet et Jacme Gaudas. Par la suite, j’ai croisé Henri Stassinet dans le cadre d’un journal syndical au titre étrange : Gyrophare. La Dépêche vient de présenter la réussite de l’un d’eux. J-P Damaggio
P.S. En illustration : Jean-Claude Drouilhet vient d’offrir une illustration où PIF avait mis en vedette Radio Récré
La Dépêche Publié le 27/12/2020
Le reporter originaire de Montauban est propulsé en cette fin d’année en première ligne de l’actualité : il présente le 20 heures sur la chaîne de télévision BFMTV.
Il en rêvait, Hervé Béroud, directeur général du groupe Altice (BFMTV et RMC), en charge de l’information l’a fait. Jean-Wilfrid Forquès est le joker d’Alain Marschall au 20 heures de BFMTV. Le journaliste de 55 ans, originaire de Montauban présentera la case de 20 heures à 22 heures en duo avec Pauline Pioche, de ce lundi 28 décembre jusqu’au vendredi 1er janvier 2021.
Pas d’appréhension particulière pour le grand reporter et correspondant sud-ouest de BFMTV et RMC depuis dix ans. Après avoir effectué quelques remplacements, notamment durant les étés 2019 et 2020, il commence à être rompu à l’exercice de présentateur. Mais il avoue tout de même se mettre une pression supplémentaire avant d’incarner cette édition prestigieuse de la chaîne leader de l’info, notamment pour débuter la nouvelle année.
"ça faisait longtemps que j’en avais envie. La présentation, j’adore", confie Jean-Wilfrid Forquès, père de deux enfants qui, ça ne s’invente pas, dessinent leur avenir dans le journalisme ou la communication.
Pour le joker, pas question de révolutionner le genre. "Je suis pour une présentation simple, informative. L’info, l’actu, le reportage, c’est mon ADN. Le fauteuil du 20 heures, l’info en direct, c’est toujours très particulier. Il faut aller très vite tout en étant très rigoureux. C’est une drôle de machine avec un prompteur, des responsables de l’info dans les oreillettes. Et on n’a pas droit à l’erreur. Le risque de déflagration est immense avec les réseaux sociaux", explique l’enfant de la cité d’Ingres, ancien élève du lycée Michelet.
Pour Jean-Wilfrid, ce remplacement au 20 heures est encore un très beau clin d’œil du destin. Il n’oublie pas ses premiers pas dans le journalisme, à Bas-Quercy-Radio. Il se revoit, entre 1982 et 1986, à cette antenne, avec toute cette génération d’autres montalbanais qui connaissent aujourd’hui une réussite assez exceptionnelle dans le métier : Philippe Rey, actuel directeur de la rédaction de RTL, Jean Rességuié, journaliste RMC, Henri Stassinet, directeur de France bleu Périgord, Patrick Hisson, correspondant RTL à Toulouse, Jean Abeilhou…
"J’ai ressenti une émotion particulière, notamment en août dernier, lorsque de mon fauteuil du 20 heures, j’ai lancé Jeannot qui couvrait la finale de ligue des Champions entre le PSG et le Bayern. Je me suis dit : cette promesse que l’on s’est faite, il y a 35 ans, on l’a tenue. Nous nous étions promis : un jour, on y arrivera. On y est arrivé. L’équipe de Bas-Quercy-Radio a quand même fait un sacré chemin."
Thierry Dupuy
