Michel Sitjar le poète suite
Quand Michel Sitjar est venu me voir pour que je lui imprime quelques exemplaires de ses poèmes je ne savais même pas qu’il avait déjà édité trois recueils : je l’apprends seulement à présent ! JPD
Même le journal L’EQUIPE avait évoqué la question : Richard ESCOT,
notre envoyé spécial à Valence d'Agen 19 mai 2016 à 05h00
Devant la Garonne, la maison de Michel Sitjar, facilement identifiable, est recouverte de dessins. «J'ai fait campagne pour les ralentisseurs. On en a installé un juste devant chez moi et un con a balancé de l'huile de vidange sur ma façade. Du coup, j'ai peint des oiseaux.» Barbichette taillée, chemise ouverte, l'ancien troisième-ligne aile international d'Agen (13 sélections entre 1964 et 1967) nous reçoit après son footing. Né à Toulouse en 1942, il a débuté le rugby à Valence-d'Agen avant de rejoindre Agen avec lequel il sera trois fois champion de France (1962, 1965, 1966). Mais le joueur n'a jamais eu que le rugby en tête. Jouer avec les mots lui importait autant, voire plus. Depuis 2008, Michel Sitjar a publié trois recueils de poèmes.
(n’étant pas abonné au journal je n’ai pas l’article en entier, si un lecteur y accède merci de me faire signe).
Bien avant La Dépêche avait déjà noté cette mutation chez le joueur de rugby :
Publié le 20/07/2010 à 12:09
On l'avait quitté au printemps 2008, à la sortie de son premier recueil, symboliquement baptisé « Rugby et Poésie ». On le retrouve deux ans plus tard, avec la suite. La deuxième mi-temps, en quelque sorte, signée des mains de l'ancien flanker de légende du SUA, 14 sélections, 3 Boucliers de Brennus et 1 challenge Du-Manoir au compteur. Retiré à Lamagistère, Michel Sitjar, qu'ici personne n'a oublié, joue les prolongations et transforme l'essai.
Le premier recueil avait remporté un vif succès. Le deuxième est encore plus abouti. La victoire est au bout des mots.
«Lorsqu'un poème, ou simplement quelques vers provoquent une émotion forte et obligent le lecteur à réfléchir sur son destin, à rêver, à s'évader, c'est là véritablement qu'est la magie de ce que j'appelle la vraie poésie. Lorsque quelques mots caressent notre âme ou la confortent à la vérité pour lui donner l'espoir de son immortalité. La poésie française, cette belle femme qui pleure en sa solitude, a besoin d'être consolée. Avec des textes, peut-être plus légers, je m'y suis attelé ». Du Sitjar dans le texte.
Et le poète poursuit : « On ne devient pas poète, on naît poète. Je crois que c'est une chose que l'on a en soi, dans son être, et qui dans des circonstances que la vie nous impose surgit un jour. Comme une révélation ».
Michel Sitjar écrit tout le temps, le jour, la nuit. « Ce n'est pas moi qui décide. Chaque fois, c'est la Muse qui me réveille, en m'embrassant tendrement… ».
Dans ce nouveau recueil, Michel Sitjar a compilé quelques poèmes oubliés, écrits il y a plusieurs années, plusieurs vies… A lire sans modération. « Rugby et Poésie, deuxième mi-temps ». Prix : 10 €.
En vente chez Martin-Delbert et dans tous les bureaux de tabac presse.
A sa mort le côté poète paysan n’a pas été oublié : La Dépêche :
Il était devenu "poète paysan"
Il ne porta finalement quasiment pas, ou si peu, les couleurs du XIII Catalan. A l'arrêt de sa carrière il allait rejoindre l'Avenir valencien pour devenir entraîneur - le club de Valence-d'Agen l'avait formé jusqu'en juniors - et se tourner dans un premier temps vers une carrière de photographe. La suite de ses pérégrinations professionnelles allait être plus fantasque. Ces dernières années il se décrivait ainsi comme "poète paysan". Ce qui lui avait permis d'éditer deux recueils de poèmes, avec l'aide d'amis Agenais. Il s'était retiré dans le village de Lamagistère, où il possédait une maison sur les quais, en bord de Garonne. On l'avait rencontré il y a un peu plus de dix ans, pour un reportage dans Midi Olympique. Il nous avait avoué ne plus être trop en phase avec le rugby moderne et ses successions de rucks. Il avait dessiné des oiseaux à la craie sur la façade de sa demeure. Le bel oiseau du SUA s'est envolé pour toujours. Baptiste Gay
Mais sur ce point le plus bel hommage c’est sur un blog :
http://commefou.blogspot.com/2019/06/sitjar-demon-des-merveilles.html
Michel Sitjar un homme plein de merveilles et de douleurs. J-P Damaggio
