En 2021, du siège de Montauban à la Commune de Paris
Etrange coïncidence de deux anniversaires.
Deux événements qu’on pourrait croire opposés.
En 1621 Paris vient s’imposer à Montauban.
En 1871 la province se serait imposée contre Paris.
Une manière bien erronée de conter l’histoire !
En 1621 en guise Paris nous avions le Roi.
En 1871 en guise de province nous avions Thiers.
Voilà comment un anonyme présente Montauban en 1621 :
«Ils voulaient être à eux seuls et ne tenir rien d’aucune Souveraineté.»
N’était-ce pas là le cri de guerre des Communards ?
Bien sûr pas d’anachronismes sauf que la guerre des classes est de tous les temps.
Le Roi combattait les Protestants, la religion comme une face de l’histoire.
Le Cardinal de Richelieu promouvait sa religion comme une face de l’histoire.
Les deux s’unissaient, sans oublier leurs intérêts propres, contre les républiques communales.
André Benedetto est le lien entre les deux.
En 1971 il célèbre la résistance des Communards par un spectacle théâtral mobile dans les rues de la Fête de l’Humanité.
En 1974 il célèbre la résistance de Montauban par un spectacle théâtral mobile sur la Place nationale de la ville.
D’abord spectateur de chariots étranges en 1971, je suis devenu acteur sur un chariot aussi étrange en 1974.
Benedetto m’a fait monter sur les planches, une action sans lendemain.
Quarante ans après Guy Catusse s’est emparé de la pièce de 1974.
Guy Catusse est l’homme qui avait voulu me faire monter les marches de la hiérarchie du PCF, une action sans lendemain.
En 2021 je vais croiser les deux événements.
Sans le théâtre de Benedetto, sans l’engagement baroque de Guy Catusse, sans l’occitanisme de Félix Castan.
Avec les images d’un rêve porteur de lendemains. J-P Damaggio
