Le 11 avril trois votes en Amérique latine
Il y aura en premier lieu le second tour de la présidentielle de l’Equateur. L’ami de Rafael Correa, largement en tête au premier tour peut-il l’emporter comme l’emporta en Bolivie l’ami d’Evo Morales ?
Les contextes ne sont pas les mêmes car en Equateur contrairement à la Bolivie la gauche urbaine n’a pas su s’allier avec la gauche rurale fortement indigènes.
Donc au premier tour Andrés Arauz a eu 32% et le second, candidat de la droite, Guillermo Lasso 19,7% mais juste devant celui de la gauche rurale Yaku Pérez, 19,3%. Quelle sera la position de ce dernier et celle de son électorat ? Pas question d’un désistement en faveur de Arauz ! Des affrontement très graves qui se produisent dans les prisons vont-ils jouer un rôle ?
Le même jour les électeurs péruviens vont voter pour le premier tour de la présidentielle. Celui qui ressort des sondages parmi les seize candidats est George Forsyth, un gardien de l’équipe de foot nationale, entrepreneur à ses heures, mais il semble aux dernières nouvelles qu’il n’ait pas le droit de se présenter. Décision d’une justice locale qui peut être modifiée par la justice électorale nationale. Verónika Mendoza pour la gauche est toujours là.
Et enfin ce sont les Chiliens qui vont voter mais pour choisir les rédacteurs d’une nouvelle constitution (avec listes paritaires hommes/femmes) qui doit remplacer définitivement celle instituée en 1980 par le régime militaire.. Il y aura aussi des postes réservés « aux peuples originaires ».
Plusieurs coalitions se sont formés : Chile Digno, Verde y Soberano (qui comprend le parti communiste), le Frente Amplio y Chile Digno (une autre branche de la gauche), mais en fait les deux semblent unis dans un pacte «Apruebo Dignidad» (24%). Les socialistes sont avec d'autres dans Lista de Apruebo (31% dans les sodnages) La droite semble être dans un pacte «Ciudadanos Cristianos». Mais elle est surtout das Vamos Por Chile (37%).
En fait il semble que ce soit un peu l'embrouille.
Il y aura en même temps des élections municipales et des gouverneurs régionaux. J-P Damaggio