Exposition Ramey 1967
Je n’ai étudié la vie de Ramey que jusqu’en 1932. Je ne néglige pas pour autant la suite de sa vie. Voici ici un article de la Dépêche au sujet d’une exposition à Bruniquel en 1967. J-P Damaggio
La Dépêche Jeudi 7 septembre 1967
En 1965 Henry Ramey fêtait cinquante années de création artistique. Il aurait pu choisir Paris, où il passe six mois par an, pour célébrer cet anniversaire.
Il a voulu le faire à Bruniquel, chez lui, à «L’Oustal biel».
De tous les artistes montalbanais ou tarn-et-garonnais dont le nom est devenu célèbre après avoir tenté la grande aventure de la capitale, Henry Ramey, président du salon populiste, est sans doute le seul à avoir donné un témoignage de fidélité pendant un demi-siècle. Il est Bruniquelais avant d’être Parisien. Mais l’hiver, dans l’immense «Oustal Biel», est trop sévère.
A l’automne donc, avant le départ, chaque année ou presque, l’atelier d’Henry Ramey devient galerie d’exposition. Le peintre tient à y présenter œuvres inconnues, toiles récentes, aquarelles sorties des grands cartons parisiens ou bruniquelais.
Le vernissage de l’exposition 1967 aura lieu Dimanche à partir de 15 heures et jusqu’à 19 heures. L’atelier sera ouvert au public, tous les jours, de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, jusqu’au 1er octobre inclus. Paysages, portraits, scènes de la vie paysanne composent une étonnante mosaïque.
« Mais pour ces types de gens de chez nous, se plaint Henry Ramey, je ne trouve plus de modèles. Les derniers s’éteignent et nos paysans n’ont plus l’air de paysans. Je dois retrouver de mémoire pour faire un retour au passé.»
Si l’on faisait ce retour au passé, pour lui, sous la forme d’un bilan, on découvrirait un millier de toiles, plus de 2000 aquarelles et combien de dessins ?
Allez à Bruniquel découvrir cette œuvre !
Avec le compte-rendu du vernissage voici un élément de plus :
« «J’aime mon Bruniquel» déclare le peintre. Cet amour, nous le retrouvons dans toutes les peintures où Bruniquel lui servit ce modèle. Vieilles maisons, ruelles tortueuses, coteaux ensoleilés sont traduits avec infiniment de tendresse et de délicatesse dans l’harmonie des couleurs. Amoureux de son village il sait y transporter son bonheur d’y vivre. Tourte sa production bruniquelaise est empreinte de calme, de sérénité et de sincérité. Walter Delloye.»

