Giaconda Belli : Daniel Ortega le dictateur
En traduisant cet article de Giaconda Belli, poète et romancière nicaraguayenne (traduite en Allemagne, Italie… mais pas en France) et repris du journal de gauche espagnol Publico, je sais ce qu’on va me dire.
Pourquoi crier avec les loups quand les loups sont déjà si puissants ?
Pourquoi aller dans le sens du pouvoir capitaliste quand il est déjà si puisant ?
Même si ce que dit Giaconda Belli est vrai (et une chose est sûre, c’est vrai) laissons la question à d’autres.
Il s’en trouvera pour défendre encore Daniel Ortega vu que "ceux qui le combattent sont des fascistes bien connus payés par les USA" et à ceux-là je réponds : pourquoi après des années de sandinisme la misère du peuple est si considérable ?
Giaconda Belli évoque les révoltes contre le projet de canal annoncé par un chinois qui ont mis le feu aux poudres. On a encore là l’exemple de luttes paysannes réussissant à secouer un pays. Depuis le projet de canal s’est dégonflé (souvent évoqué sur ce blog), la générosité de Chavez n’est plus de saison, et le pays, entre les mains d’une classe capitaliste archi nulle, est au bord du gouffre.
J’ai traduit cet article avec douleur sur une révolution trahie, dans l’espoir jamais éteint d’une autre révolution possible conduite pas des peuples mobilisés. J-P Damaggio
