Accident de métro à Mexico
Une entreprise française (internationale en fait) est au cœur de la question. Un diagnostic de panne de la ligne 12 du métro a été réalisé par la société Systra en 2014 et a exclu que les infrastructures civiles construites pour supporter les voies puissent être affectées par les vibrations du passage des trains.
"En ce qui concerne les infrastructures civiles, le comportement des ouvrages dans le tronçon du viaduc est normal, il n'y a pas de risque de développement vibratoire sous le passage des trains en raison de problèmes structurels", indique le rapport préparé par la firme française.
Ce diagnostic a été commandé par le gouvernement de Mexico, alors dirigé par Miguel Ángel Mancera, pour découvrir les causes de l'usure irrégulière des routes de la soi-disant Ligne d'Or.
L'étude a révélé que «les différents composants de la voie (rails, traverses, système de fixation) pris individuellement sont conformes aux normes internationales, à l'exception du ballast, qui est conforme à la norme contractuelle; cependant, les limites des tolérances admises par lesdites normes sont dans les limites des ruptures de certains composants sont la conséquence de l'usure des vagues ou de défauts de construction de la route ou d'une combinaison des deux ».
En outre, il a précisé que «l'usure des vagues est principalement présente dans les courbes de rayons inférieurs à 350 mètres et sur les pistes d'appareils déviées, il s'ensuit que l'usure des vagues est produite par le rayon de courbure réduit, car c'est le seul paramètre commun entre les deux configurations: les appareils sont placés sans dévers et tournent à vitesse réduite ».
Voilà un bilan technique un peu complexe. Tv5Monde évoque la question :
« Le tronçon concerné, également connu sous le nom de Golden Line, est long de 24,5 km et a coûté 1,2 milliard de dollars, avec un dépassement imprévu de 70%.
Il a été inauguré en octobre 2012. En 2014, l'exploitation de 12 stations a été suspendue pendant un peu plus d'un an en raison, déjà, de dégradations de la voie, des traverses, des fixations des rails, elles-mêmes sujettes à une ondulation suspecte.
Cette année-là, le gouvernement de Mexico a engagé l'entreprise française Systra pour déterminer les causes de la détérioration et les mesures à prendre pour y remédier.
Systra a confirmé qu'il y avait "un problème de contact entre le rail et la roue", a dit à l'AFP par courriel Tatiana Graffeuil, s'exprimant au nom de Systra.
L'entreprise a recommandé "des travaux de réparation des rails, dont Systra a suivi la mise en œuvre", mais rien de tout cela "ne concernait la structure des viaducs de la ligne", a ajouté Mme. Graffeuil.
Son rapport conclut qu'en ce qui concerne "l'infrastructure civile, le comportement des travaux sur la section du viaduc est normal, il n'y a pas de risques de développement vibratoire sous le passage des trains en raison de problèmes structurels".
Pendant la période où l'exploitation de 12 stations avait été suspendue, "des changements complets de fixations ont été effectués, le ballast a été remplacé et les ressorts des trains ont été changés", entre autres actions correctives, a déclaré à l'AFP un ancien directeur du métro qui a préféré conservé l'anonymat.
La société française Triacaud Société Organisé (TSO) a également réalisé un diagnostic en 2014 confirmant celui de Systra. Depuis, TSO est chargée de l'entretien des rails, c'est-à-dire "les rails, les ballasts et les aiguillages", a déclaré à l'AFP une source proche de l'entreprise.
De son côté Mme Sheinbaum, cible de critiques des proches des victimes, a assuré que "chaque jour, un processus de maintenance est effectué sur la ligne 12 à différents endroits". »
