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Vie de La Brochure
12 novembre 2021

Sitjar, Sud-Ouest, Damaggio

sitjar sur sud-ouest

sud_ouest_et_sitjar

Ce que je sais, pour l’essentiel, je le dois aux actions entreprises. Et il est temps aujourd’hui que je vous fasse part d’un fait amusant mais pas surprenant suite à l’action m’ayant poussé, contre toute attente, à écrire sur une poète joueur de rugby.

1 ) Sud-Ouest

Le Lot et Garonne (comme le Gers) bénéficie de la concurrence de deux quotidiens. Un accord entre les deux journaux, à la fin des années 1960, a permis qu’il n’en soit plus de même en Tarn-et-Garonne. Par ma lutte contre la LGV j’ai vérifié les conséquences de ce fait : en Tarn-et-Garonne une parole unique ne donnant jamais la parole aux opposants même quand ils étaient à l’origine d’une réunion rassemblant 400 personnes ! ; en Lot-et-Garonne une attitude beaucoup plus correcte.

En conséquence à la sortie du livre sur Sitjar j’en ai porté un exemplaire en service de presse à Sud-Ouest mais pas à La Dépêche en me disant que si le premier quotidien en rendait compte peut-être La Dépêche me demanderait un exemplaire. Au dépôt du livre, le journaliste concerné étant absent, la dame de l’accueil m’a demandé mon numéro de téléphone, mais je n’ai eu aucun appel ni aucun commentaire. Puis surprise le 29 septembre (presque un mois après) j’ai eu droit à quelques lignes sauf que…

2 ) Le livre est sur Sud-Ouest

La page entière consacrée à Sitjar (voir lien ci-dessus) faisait la part belle le 29 septembre au livre de poésies de Sitjar publié par Richard Escot, livre absent des rayons des librairies pour une raison que j’ignore, car même à compte d’auteur au moins la librairie d’Agen pouvait en avoir. Le lendemain il y avait une présentation à Pont-du-Casse. J'en ai publié les compte-rendus. Le journaliste s'est senti obligé d'évoquer dans un petit paragraphe les 101 jours et j’ai pu le vérifier car aussitôt j’ai eu droit à onze commandes de différents coins du Sud-Ouest. Sauf que...

3 ) La version papier et la version internet

Ayant été informé de cette parution je suis allé voir la version internet où le petit paragraphe me concernant était absent et surtout où, au vu des premières lignes, j’avais la preuve que le journaliste n’avait pas lu mon livre ! En quasiment un mois, il ne l’avait même pas feuilleté ! Le lendemain j’ai voulu réaliser une capture d’écran de l’erreur énorme, oui mais voilà, le journaliste avait dû se faire taper sur les doigts, l’erreur était corrigée ! Ce n’est pas la première fois que je note un écart important entre les versions papiers et les versions internet où il est facile de réécrire l’histoire. Par chance j’ai un ami abonné qui a pu me donner le PDF de la version papier où j’ai retrouvé l’erreur.

4 ) La leçon de l’histoire

Pour une fois, comme je l’ai déjà indiqué, j’avais noué un lien avec une Sommité nationale du Rugby fortement liée au maire et conseiller général du Pont-du-Casse, ancien journaliste au Petit Bleu (du groupe La Dépêche) et donc une sommité locale de ce sport. Une façon d’évoquer un point évoqué dans le livre : les liens étroits entre le monde du rugby et le monde de la politique. Je ne connais pas de grande figure du foot (pourtant le sport national) qui soit devenu ministre des sports[1] comme ce fut le cas pour le très pourri Bernard Laporte !

J’ai travaillé dur pour rassembler les poésies de Sitjar mais à l’heure des conditions pratiques de la publication, j’ai cessé toute collaboration avec la Sommité n’ayant jamais eu la moindre vocation à être le larbin de quiconque (je n'ai évoqué le fait qu'après la lecture d'injures que je ne pratique pas !). Le clan des Sommités s’est serré les coudes pour effacer mon livre, et j’en ai eu la confirmation quand la librairie d’Agen, Martin-Malbert a accepté de me recevoir. Même sans se déplacer un des quotidiens aurait pu reprendre la communication réalisée par la librairie pour annoncer la dédicace, mais silence radio. Par chance Janine Sitjar a fait largement circuler l’information, ce qui fait que le moment a été heureux même si je ne l'ai évoqué qu'au détour d'une phrase quelque part.

5 ) Pas de malentendus

Je ne règle aucun compte, je ne me plains de rien. J’évoque seulement une normalité ! Je ne suis pas un membre du monde du rugby dont le cœur a pour nom le Midol (l’incontournable Midi Olympique), journal dirigé par Jean-Michel Baylet qui n’a pas besoin de donner des ordres (sauf en des occasions extrêmes) pour effacer les indésirables de l’univers médiatique. Si j’avais à me plaindre depuis bien longtemps j’aurais cessé d’agir ! Je me suis fait une morale, j’avais sans doute vingt ans : que les Sommités vivent de leur côté, j’ai plaisir à vivre loin d’elles, sans elles, où je trouve quelques amis et soutiens. Cependant parfois quelques mises au point s’imposent.

6 ) Et l’erreur ?

Elle fait décéder le père de Michel Sitjar en 1942, une erreur dont j’ai fini par retrouver l’origine (mais pas la raison) : elle se retrouve sans la moindre rectification… sur le livre des poésies ! Je lis :

"né au cœur de la Seconde Guerre mondiale, dans un petit village tarn-et-garonnais, le jour même où son père, farouche antifranquiste, était assassiné à Toulouse."

Cette erreur est un manque total de respect, pour le frère de Michel, Jérôme, né en 1944, et non pour le joueur de rugby Sitjar, mais pour l’homme Sitjar, celui que j’ai tenté de faire connaître avec ses travers et ses grandeurs, les grandeurs ne pouvant faire oublier les travers, tout comme les travers ne pouvant faire oublier les grandeurs.

J-P Damaggio



[1] Voici la liste d’anciens sportifs devenus ministres : Roger Bambuck en 1988, Maurice Herzog en 1958, Guy Drut en 1995 (condamné par la justice il est amnistié par Chirac), Chantal Jouano remplacée par David Douillet en 2002.

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