Présidentielle chilienne
Rapport des forces au lendemain du premier tour
La droite et l’extrême-droite
José Antonio Kast, un nouveau venu en 2017 quand il a obtenu 7,9%. La droite ayant déçu il arrive en tête pour l’extrême-droite. 27,9%
Sebastián Sichel était le candidat de la droite au pouvoir. 12,7%
Franco Aldo Parisi Fernández avait été candidat en 2013 avec 10% du Parti des Gens il appartient à la droite populiste. Bénéficiant de l’asile politique aux USA pour une affaire de dettes en matière de pension alimentaire, cette situation ne lui a pas porté préjudice. 12,8%
Mathématiquement on arrive à un total de : 53,4%
La gauche et l’extrême-gauche
En 2013 Michelle Bachelet, à la tête d’une coalition de gauche, avait obtenue 46,6%. Elle avait fait l’union autour d’elle pour battre Piñera mais ensuite elle a tellement déçu que la droite est revenue au pouvoir.
Gabriel Boric, le candidat d’une nouvelle gauche soutenue par les communistes chiliens qui pour la première fois depuis longtemps se sont désolidarisés de l’union classique avec le PS 25,8%
Yasna Provoste la continuité de la politique du PS chilien. 11,6%. Déjà en 2017 ce courant s’est séparé de la démocratie chrétienne qui avait obtenu seulement 5,8% et qui disparaît.
Marco Enríquez-Ominami Gumucio avait aussi été candidat en 2013 avec 10,9%, 5,7% en 2017. Son parti le Parti Progressiste est une scission de gauche du PS. 7,6%
Mathématiquement on arrive à un total de : 45 %
Nous sommes dans le même cas qu’au Pérou avec au premier tour la victoire des deux extrêmes sauf qu’au Pérou la gauche était mieux placée, vu la mauvaise image de Mme Fujimori qui cependant rata la victoire d’un poil. La bataille va faire rafe jusqu'au 19 décembre.
A suivre. J-P damaggio

