Carole Delga se prépare pour l’après présidentielle
Dans un long entretien d’une page sur La Dépêche, Carole Delga prend date. Elle me fait penser à François Mitterrand en 1969 quand la défaite de Gaston Deferre était annoncée à la présidentielle et qu’il préparait la mutation de la vieille SFIO en un nouveau Parti socialiste. Sauf que nous ne sommes plus dans le même contexte, car il n’y a plus un PCF fort et Macron est passé par là.
Il faudrait s’appuyer sur les réussites au niveau local mais la candidature Hidalgo, la maire de Paris, n’est-ce pas une réussite au niveau local ? Les réussites de Macron 2017, Mélenchon 2017 et Zémour aujourd’hui ne reposent pas sur des réussites au niveau local, et c’est d’ailleurs un fait qui m’inquiète.
Oui le PS sous la barre de 5% ça serait une catastrophe financière mais bien plus si les législatives sont ratées car ce sont elles, la source majeure de l’argent, et je ne doute pas qu’elle doit travailler soigneusement à des candidatures réussies.
En fait une page pour ne rien dire. J-P Damaggio
Extrait :
Vous avez déclaré que le PS allait devoir «prendre des décisions douloureuses et courageuses.» Lesquelles?
Les réussites que nous avons au niveau local, il faut savoir s’en inspirer au niveau national. Il faut complètement changer de méthode, être plus connecté au réel et arrêter de se perdre dans des discussions qui n’ont ni queue ni tête. Je suis pour une clarification de la ligne. La social-démocratie ne doit faire aucun compromis pour la République, n’avoir aucune faiblesse vis-à-vis du communautarisme. Il faut clairement avoir un parti de gouvernement.
Avec qui cette clarification peut-elle est mise en place? Olivier Faure?
Ce n’est pas une question de personne. Il faut changer d’habitude. Nous avons tous fauté collectivement. Moi je crois beaucoup au fait d’être constructive. Ça permet d’élever les gens.
Est-ce que ça vous inquiète qu’Anne Hidalgo n’arrive pas à la barre des 5%, ce qui serait une catastrophe financière pour le PS?
Rien n’est perdu, mais si ça devait arriver, ça sera difficile. Il va falloir du courage.
Anne Hidalgo doit-elle abandonner?
Non, il faut qu’elle continue à labourer le terrain, elle a un projet sérieux, réalisable et bon pour la France.
Êtes-vous favorable au changement de nom du PS?
Oui. Au terme d’une grande consultation, je suis prête à y participer. Avec tous ceux qui voudront. On a besoin de tout le monde, il faut faire attention au jeunisme. On m’encourage à porter ce changement. Je réponds que je serai dans le collectif pour le porter.
Jusqu’au poste de premier secrétaire?
Non, on va travailler étape par étape. D’abord la campagne présidentielle. Deux, les législatives, pour avoir plus de circonscriptions qu’aujourd’hui. Et ensuite tout le travail à mener au niveau national.