Poutine et la Catalogne
A présent le fait est devenu incontestable : Poutine a tenté de déstabiliser l’Espagne en s’appuyant sur une part de l’indépendantisme catalan, celui de Puigdemont, le catalanisme de droite. Le catalanisme de gauche d’ERC est resté à l’écart. Des forces à Bruxelles n'ont pas été en reste.
Carles Puigdemont et son associé Josep Lluís Alay ont assuré sur l’honneur qu’ils n’avaient pas répondu favorablement, mais l’enquête peut-elle s’arrêter là ? Il appartient à l’actuel parlement de Barcelone d’éclaircir cette affaire, sous peine une fois de plus de voir Washington la manipuler.
On soupçonne depuis longtemps les services de Poutine d’avoir interféré dans les élections du Brexit, de Trump et même Macron qui avait été obligé en 2017 de tirer la sonnette d’alarme, ce qui n’a pas été le cas en 2022.
Pour moi Bush ne vaut pas plus que Poutine et inversement, en conséquence il ne faut être tendre ni avec l’un ni avec l’autre. Il se trouve que dans cette affaire de Catalogne ce sont les services de Poutine qui sont sous le regard, et pour comprendre il vaut aller chercher les intérêts économiques.
Les oligarques russes auraient fortement investis en Catalogne et ce point n’est visible qu’à travers les quatre immenses Yacht qui étaient dans le port et qui ont pu partir tranquillement. A Palma il y en avait aussi un, mais il a été bloqué.
Les gagnants de l’indépendantisme sont ERC, et le combat a pu se calmer, en tenant compte de la spirale qui s’était mise en place, comme si toute la société se limitait à l’affrontement entre les deux camps extrêmes, alors qu’il existe bien sûr des catalanistes qui ne veulent ni l’indépendance ni la soumission à Madrid mais un statut d’autonomie à discuter. Il est évident que si la droite revient au pouvoir à Madrid alors la triste spirale reprendra de plus belle... JP Damaggio