Le soi disant bloc de gauche
Le PS est divisé nous le savons.
EELV est divisé c’est classique.
Le PCF est divisé ce qui a permis à Roussel d’en devenir le dirigeant.
LFI est divisé mais là c’est invisible vu le fonctionnement de ce parti qui n’est pas un parti.
Commençons par la circonscription de Stains.
Soumya Bourouaha (PCF / NUPES) : 36,13 %
Azzédine Taïbi (PCF) : 21,43 % (il se retire)
Azzédine Taïbi, maire de Stains, avait annoncé vouloir présenter une candidature PCF dans le cadre de la Nupes. Soumya Bourouaha qui était la suppléante de Marie-George Buffet lui a été préféré par le club étroit des dirigeants.
Il déclare : « N’ayons pas peur des mots. Cette décision nous a été volée et on a dupé les électeurs avec une candidature hors-sol, une candidature sortie du chapeau à la dernière minute, une candidature de l’appareil, une candidature qui avait pour seul objectif de faire blocus à une candidature plus légitime, issue des quartiers populaires ».
Et il prend acte en quittant le PCF : « le cœur gros mais sans aucune rancœur », alors qu’il y était militant depuis 35 ans. « Cette dernière séquence politique a démontré plus que jamais ma rupture idéologique avec le PCF, mais pas du tout avec les communistes. Je vais donc suivre paisiblement, mais avec beaucoup de détermination le chemin de milliers de communistes qui ont décidé de quitter le parti, écœuré par des méthodes, les manières mais qui continuent de militer et restent communiste dans leur cœur et dans les actes », a-t-il projeté.
Continuons avec la circonscription de Fabien Roussel
Fabien Roussel, le député sortant de la 20e circonscription du Nord, élu une première fois en 2017, est arrivé en tête au premier tour, dimanche 12 juin, avec 34,13 % des voix. Il devance Guillaume Florquin, candidat du Rassemblement national (32,64 %).
Il a fait face à la candidature dissidente d’Eric Renaud (8,7 % des voix), qui a revendiqué le soutien de militants locaux de LFI.
Revenons sur 2017 : Il avait obtenu 23,6% et le candidat FN 22,6%. Le candidat de la majorité présidentielle 20,1% et Eric Renaud était déjà là (DVG) avec 9,5% mais il y avait en plus un candidat LFI David Richer 9,2%.
En 2022, comme partout, la majorité présidentielle perd du terrain (14,6%) mais comme déjà noté, le RN fait un bond en avant avec 32,6%. Roussel aussi avec 34% mais lui représente dès le premier tour toute la gauche ! Or le candidat RN avait contre lui un candidat Reconquête qui fait 3% ! La bataille risque d’être rude d’autant plus que son rival n’a jamais mâché ses mots contre le député sortant. « Il tchatche, il parle beaucoup à la télé, mais tout cela n’a pas d’effet concret », et il présente un « non-bilan », a notamment déclaré Eric Renaud à La Voix du Nord.
Marine Le Pen avait obtenu 56,02 % au second tour de la présidentielle dans la circonscription en 2017, score qu’elle a amélioré cette année (60,04 %) après être arrivée en tête au premier tour.
L’avenir de Carole Delga ?
Les commentateurs qui, comme toujours, ne regardent pas plus loin que le bout de leur nez, négligent le fait qu’après le 19 juin, pendant cinq ans les élections vont être difficiles pour LFI mais par contre plus faciles pour la stratégie de Carole Delga qui contrairement à ce que je lis, ne vise pas l’isolement du PS mais au contraire un rassemblement qu’elle a déjà mis en place aux Régionales de 2021 en Occitanie avec le succès qu’on lui connaît. Et la NUPES n’a en rien entamé son capital confiance bénéficiant toujours d’un PCF qui la caresse dans le sens du poil…
Faut-il se laisser tromper par l’élection la plus décriée par des « démocrates » qui en font la référence ?
La NUPES a été un accord de sommet qui a été à contre-sens de l’histoire, les citoyens et citoyennes aspirant à prendre part à la vie politique en ayant été écartés par une union sans lendemain. Depuis des décennies la Seine St Denis est le département le plus à gauche avec la plus faible participation ! Qui m'explique cette contradiction ? J-P Damaggio