Avignon 2022 : Les Misérables à la Cour des Platanes
Comme chaque année, ce lieu est occupé par l’Académie Internationale des Arts du Spectacle dirigée par Carlo Boso et Danuta Zarazik. Il s’agit de l’école Supérieure et Internationale des arts dramatiques de Versailles qui inclut dans sa formation la mise en place d’une Compagnie produisant des spectacles. Pour Les Misérables il s’agit de l’Amata Compagnie dirigée par Danuta Zarazik.
Nous passons chaque année en ce lieu chaleureux (autrefois Cour du Barouf plus agréable, mais occupée depuis des années par un squat d’aide aux immigrés) non que les jeunes qui s’y produisent soient des prodiges, mais leur enthousiasme fait chaud au cœur. Vu leurs faibles moyens ils subsistent par des parades en ville (voir photo) qui attirent les spectateurs vu le nombre d’acteurs, leur dynamisme et leur générosité. Il est évident qu’une telle entreprise est exceptionnelle quand on sait son coût. Cette année huit spectacles étaient présents avec six créations nouvelles. Nous avons choisi Les Misérables à l’heure la plus fraîche car le lieu est en plein air…
Ils sont huit acteurs dont six jouent juste avant la pièce de Molière, Les femmes savantes ! Si je prends le cas de Tibor Bricati il joue quatre pièces !
Donc Les Misérables.
On retrouve bien l’histoire avec ses passages cruciaux et les jeunes se défoncent au maximum. Jean Valjean, Cosette, Les Thénardiers mes vieux souvenirs de lecture reviennent. L’affrontement sur la barricade. Les chants ne sont pas trop au point mais ici l’indulgence est de rigueur et Danuta Zarazik, présente jusqu’au réglage des projecteurs, saura sans doute leur pointer les zones à améliorer.
Le lieu de 99 places avec des chaises n’est pas plein, loin de là, mais comment ne pas remercier une telle aventure.
Au début, après la libération du bagne de Jean Valjean, tout commence avec l’évêque de Digne que j’avais évoqué suite à un passage dans la ville.
Un bon moment d’autant que je venais d’achever la lecture du roman de Javier Cercas, Indépendance, où le héros est un fana des Misérables au point qu’il appela, bien qu’on soit en Catalogne, sa fille Cosette. J-P Damaggio
