Le F.M.I. version Bruniquel !
Un opéra bouffe c’est pour rire un bon coup.
Avec Offenbach ce n’est pas trop difficile.
Et avec la Compagnie de la Tour Brunehaut ça devient évident.
L’histoire est-elle aussi ridicule que le spectacle le laisse croire ?
Laissons d'abord la question, pour nous en tenir d’abord au plaisir du spectacle.
Quand le F.M.I devient le Front des Maris Infidèles.
Dominique Desmons n’a eu aucun mal à jouer le rôle de Ménélas, le mari fidèle.
Déjà en 2011 (le lien renvoie au spectacle de l’époque) il était sur les planches avec le même groupe, les mêmes gestes et la même histoire loufoque.
Quant à Xavier Mauconduit est il une poire devant la belle Hélène ?
Il décide de ruser sauf que Ménélas, le mari d’Hélène arrive au mauvais moment.
Mais pourquoi « poire belle hélène » ?
« La poire Belle-Hélène a été créée par le chef français Georges Auguste Escoffier en 1864. Cette année-là, l’opérette « La Belle-Hélène » faisait un triomphe partout en Europe. La musique composée par Offenbach, mais surtout la voix de la cantatrice Hortense Schneider, avaient envouté le public. Georges Auguste Escoffier eu donc l’idée de pocher une poire et de la napper d’une sauce au chocolat chaud. Aujourd’hui, la poire Belle-Hélène se consomme accompagnée d’une boule de glace à la vanille et de chocolat amer. »
Tiens, voilà que la date de la pièce nous est donnée.
Dans le programme rien ne l’indique et c’est dommage. Autrefois, pendant les intermèdes le chef d’orchestre Jean-Christophe Keck donnait quelques éléments historiques (voir le compte-rendu 2011) pour aller au-delà de l’histoire loufoque car Offenbach savait se servir du théâtre pour se moquer de Napoléon III ! Et là je ne sais pourquoi mais l’histoire revisitée de la guerre de Troie, me fait penser à l’histoire non moins ridicule (mais dramatique aussi) de la guerre de la France au Mexique qui avait débutée en 1861 ?
Wikipédia préfère retenir le fait que l'œuvre représentée sous les traits des rois de la Grèce antique qui découvrent l'adultère d'Hélène, épouse du roi de Sparte, et de Pâris, le fils du roi de Troie, se moque des mœurs bourgeoises et cléricales de la cour de Napoléon III, qui se prélasse aux bains de mer à Biarritz.
La pièce débute par un grand discours pédagogique mais à relire l’histoire de cette mythologie grecque que j’ai du mal à assimiler, je reconnais que c’est plutôt complexe. Au fils des scènes on vérifie qu’en fait l’histoire importe peu, seul le plaisir compte, un plaisir s’appuyant sur tous les arts en même temps : musique, danse, chant, dialogues, costumes etc. Et d’ailleurs un mot sur les costumes : une conception théâtrale veut que les costumes soient au plus simple pour la grandeur du théâtre, or avec la Compagnie de la Tour Brunehaut les costumes sont bien un personnage de l’histoire, tout comme les décors.
Bref, il reste des places pour ce spectacle qui continue du 3 au 7 août.
J-P Damaggio

