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Vie de La Brochure
9 janvier 2023

Le COSOR et la Résistance dans le 82

J’ai évoqué cet organisme qui est présenté ainsi par le journal l’Union nationale des femmes du 1er juillet 1945 :

"Le COSOR (Comité des Œuvres Sociales de la Résistance) est le seul organisme officiellement chargé par le gouvernement de s’occuper, sur le territoire français, des familles de fusillés, des victimes des combats de la résistance, des internés et déportés politiques et, en général, de toutes les victimes de la répression. Le COSOR est né dans la clandestinité au mois de février 1944; il fut l’organe de la coordination des services sociaux des mouvements de résistance, obtenant du gouvernement d’Alger un budget social, qu’il était chargé de répartir sur le plan national entre tous ses services qui, dès le retour à la légalité, fusionnèrent en un seul. Lors de la création de la Fédération des Centres d’entr’aide des Internés et Déportés politiques, le COSOR est devenu le service social de cette Fédération ; il est administré par un comité national et par des comités départementaux ; il a des permanences dans la plupart des villes de France et tous les arrondissements parisiens. Le COSOR dépend de deux ministères : le Ministère du Travail (Direction des pensions) pour les parents des fusillés, morts, disparus ou blessés dans les combats de la résistance et du Ministère des Prisonniers de guerre, Déportés et Réfugiés pour les familles des déportés politiques. Le COSOR n’a qu’un budget limité, voté par l’Assemblée consultative, et qui ne saurait suffire à subvenir à tous les besoins de nos 5oo,ooo déportés politiques et raciaux ; il est donc supposé n'intervenir que dans des cas exceptionnels, en faveur des familles qu’une raison de santé ou autre empêche de compléter par un travail rémunérateur les ressources provenant d’allocations légales. Le COSOR, qui dispose d’un budget de secours, n’est pas un organisme d’assistance, mais d’entr’aide, dont la tâche est très belle, puisqu’elle contribue à la fois par ses activités sociales : cantine, service de placement, maisons d’enfants, d’accueils, etc., à soutenir moralement et matériellement les Résistants et les leurs. »

Voici une autre présentation : lien18_cosor

Donc le COSOR se devait d’aider les déportés. Je ne sais qui était à la direction de celui du Tarn-et-Garonne mais comme je l’ai écrit, il a fait un travail énorme qui méritrait un livre à lui tout seul. Parmi les personnes aidées on retrouve le nom d’un déporté passé par le camp de concentration de Neuengamme. Il avait le titre de « déporté d’honneur » comme le confirme la fiche (Proeminenten). Ce titre signifiait qu’il n’avait pas à travailler ce qui ne signifie pas une condition enviable explique Pascale Froment (p. 452 sur le livre René Bousquet). Ce déporté d’honneur va bénéficier d’un dédommagement de 1000 f. Il s’appelait Jean Baylet.

J-P Damaggio

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