Poèmes Cannibales Jacques Desmarais (6)
En 2008 il y a eu une première édition. En 2016, une deuxième édition que vous pouvez lire à présent. Et le liminaire de Jacques Desmarais. JPD
LIMINAIRE
On trouvera dans ce recueil des textes récents, quelque peu remaniés, qui ont pu d’abord paraître sur mon blogue Train de nuit (Jack). Cependant, une bonne partie des récits poétiques regroupés ici — récits plutôt que poèmes, à mon sens, malgré les traces de rock'n'roll et de poivre subreptice — ont été créés par Michel Garneau à la radio de Radio-Canada entre 1997 et 2002.
Cela est plus qu’un honneur : c’est une chance qui fut aussi ma survie, car ce « premier éditeur », en toute « amitié de langage », m’a reçu et aimé au moment même où j’allais tout sacrer ça là. C’est la pure vérité. Mes mots dans la bouche de ce lecteur magnifique ont pris des allures de beaux grands bancs de neige au soleil.
À la suite de maints voyagements lancéolés et jusqu’à sa vie d’écrivain d’aujourd’hui, Michel reste un décrocheur d’étoiles piqué au vif par les jeux de langage, cette humaine invention, graine d’utopie aux formes multipliables, remplies de petits écureux amoureux pour éprouver en soi courage et sagesse. Je profite de l’occasion pour lui témoigner mon amitié et lui dire un merci gros comme la Terre.
Maintenant, l’éditeur de ces textes, Jean-Paul Damaggio, d’Angeville, France, a, quant à lui, déjà risqué ici et là mes mots qui aiment jouer au rodéo et siffler dans les trains de nuit de l’Amérique du Nord. Il me connaît depuis la Willow Elementeray School de Louisiane, le Watergate, la fin de la guerre du Viêtnam.
Ainsi, à propos de Magnolias Blues, repris en 2006 dans ses Portraits de quarante enseignants… (éd.Point Gauche !), il a joliment prévenu que mon barda recèle, justement, « un accent qui neige ». Que cela ne refroidisse surtout pas le plaisir de l’éventuel lecteur d’entrer dans ces lignes comme si elles étaient ses propres artères, ses patins à glace imaginaires.
Pour ma part, entrevoir que ce recueil puisse goûter à de nouveaux espaces de lecture, ces lieux intimes et sacrés de liberté, c’est comme dire le privilège qui m’est accordé avec, en plus, une joie franche comme un soleil de Toulouse au-dessus des toits.
Cela s’entend littéralement et dans tous les sens.
À mes amis de toujours que j’aime profondément que j’ai souvent badrés de si près, malgré moi, avec mes lettres, mes longs courriels ou de vive voix, je souhaite qu’ils puissent penser que je me suis amélioré.
Enfin, je voudrais dire à Latendresse, ma sauvageonne, que je lui dédie ces humbles mots.
