Les coiffes du Quercy
Jules Momméja dont je suis un admirateur permanent et que j'ai célébré dans un livre au sujet de son amour de Saint-Antonin-Nobel-Val a dessiné des coiffes du Quercy. Quand je tape sur Google coiffes du Quercy on me renvoie à des coiffes bretonnes. Alors en voici quelques unes avec le texte traduit à ce sujet de Frédéric Cayrou. Cayrou a vécu en Gascogne puis en Quercy et il a pointé une différence évidente et pourtant si décisive : le Quercy plus que la Gascogne est resté globalement à l'écart des grandes mutations sociales et en conséqunce a conservé les traces de son passé... donc les coiffes. J-P Damaggio .
1er janvier 1954
Devant ces « élégances » saugrenues on songe à la « Ballade des Demoiselles » que l'excellent poète quercinol Frédéric Cayrou leur a consacrée et dont la traduction ne diminue ni la grâce « villonnienne » ni l'ironie mélancolique.
« Où sont les coiffes du Quercy comme vertu blanches et rigides, qui ne laissaient dépasser des frisettes — qu'un tout petit brin ? Les as-tu vues, leurs dentelles, toiture du vieux moulin ? Adieu, coiffes de lin ! On ne voit plus que des demoiselles !
« Où sont les sabots qui, matin et soir, bruyantes castagnettes, battaient mesure à chansonnettes sur carrelage ou sur chemin ? Brûlés, ils sont, vers les étoiles, montés en fumée légère et fine comme senteurs de romarin. On ne voit plus que des demoiselles !
PHILADELPHE DE GERDE.



