madame navail

4 août 2009 En 1993, je me suis plongé dans la lecture de lettres de Renaud Jean à son épouse suite au livre que Gérard Belloin avait consacré au personnage. Ce travail m’incita à écrire un livre d’un genre unique : ni livre d’histoire, ni témoignage, ni roman, disons à la manière de Maurice Lemoine, un docu-roman. Par la suite j’ai écrit divers articles sur ce premier député communiste tout en laissant dormir mon étude dont je savais qu’elle était impubliable. En janvier 2007 après la création des Editions La Brochure, Ma bien chère belle, est publié. Le 30 octobre 2008 le facteur me porte une commande pour ce livre de Mademoiselle Navail de Samazan. J’avais envoyé le livre à diverses personnes du Lot-et-Garonne sans recevoir la moindre réaction aussi cette lettre de quelqu’un de Samazan fut un grand bonheur pour moi. Peu après, parce qu’un bonheur n’arrive jamais seul, j’ai appris la naissance d’une association les Amis de Renaud Jean ! Elle prépare activement son Assemblée générale où je me suis rendu avec plaisir. Là, avant le début, une personne est venue me dire que Lucienne Navail souhaitait me rencontrer. Il y avait du bruit, c’était difficile pour s’entendre mais nous avons pu bavarder. J’ai été profondément ému par cette dame à l’esprit si clair, si vif et je l’ai évoquée avec une photo de Marie-France à l’appui, dans un compte-rendu de cette assemblée générale. Aujourd’hui, brusquement j’apprends son décès. J’ai tenu à aller à Samazan pour le dernier hommage. Je ne connais rien de Lucienne Navail, ni son métier, ni sa famille mais je connais ses rêves, des rêves d’humanité, de beauté et générosité. Son intervention à l’assemblée générale restera gravé dans ma mémoire. Sans micro, elle a su tenir son auditoire en haleine et chaque mot était pensé, réfléchi, comme le faisait l’homme qu’elle admirait : Renaud Jean. 3-08-2009 Jean-Paul Damaggio