Astruc

La Dépêche titre sur l'absence d'ambition (terme permanent de Brigitte Barèges) mais ne dit rien des projets annoncés tandis que Le Petit Journal titre sur un des projets "bien manger en Tarn-et-Garonne" projet qui concerne surtout les cantines des collèges même si le Conseil départemental a peu de pouvoir sur le sujet.

 La Dépêche préfère ne pas donner le résultat du vote où les élus PRG se sont isolés au maximum.

La Dépêche rend compte de la question de la LGV mais pas le Petit Journal qui n'a pas pu avoir l'info avant de boucler.

petit journal

Pour les archives il y a confusion entre le budget global et la somme pour la première tranche, la chaudière.

Bref; comme toujours une volonté non pas d'informer mais de dénigrer. Avec cependant la photo d'Astruc en première page. A suivre. J-P Damaggio

 

 

La Dépêche

A entendre Christian Astruc, président du conseil départemental et les élus de sa majorité, tout irait pour le mieux. Le département regorgerait de projets, tous bien menés, dans le souci des Tarn-et-Garonnais et en veillant aux équilibres financiers. Circulez, y'a rien à voir !

Mais il y a un hic… La session d'hier, consacrée à la décision modificative (DM) du budget primitif 2017, a confirmé l'impression de confusion qui colle à cette majorité sans ambition. Certes la majorité, toujours aussi silencieuse, a voté «comme un seul homme», toutes les délibérations.

Mais l'examen en détail a confirmé que les projets, lancés par la précédente majorité, étaient certes maintenus, signe de leur pertinence, mais quasi systématiquement ramenés à des niveaux bien inférieurs. Marie-Claude Nègre (PRG) a bien résumé la situation en début de séance : «Les projets portés par l'ancienne majorité comme le collège de Verdun, la restructuration des Archives, le gymnase du collège Azana sont réduits à peau de chagrin. On cherche vainement vos nouveaux projets».

«coup de serpe»

Brigitte Barèges a renchéri : «Vos politiques sont sans ambition. Le département ne fonctionne pas. Les projets de l'ancienne majorité sont revus à la baisse»

Et les socialistes ne se sont pas privés d'embrayer. Cathie Bourdoncle et Dominique Sardeing ont ainsi regretté le manque d'information sur des sujets aussi capitaux que l'étude pour la création d'un échangeur autoroutier à Montech ou le collège de Verdun, dont on a bien peine à croire qu'il ouvrira à la rentrée 2019.

Christian Astruc a bien tenté de louer ses efforts en matière de désendettement mais il a été bien en peine de justifier ces revirements : «Le collège de Verdun, on en parle depuis 2009, nous allons le faire. Azana, on en parle depuis 2007 et nous allons le réaliser. Pareil pour les archives départementales. Nous ne sommes pas dans la bataille politicienne. Nous gérons au mieux ce département avec les dotations que nous avons».

Dans le détail des dossiers exposés, la volonté présidentielle ne pèse pas bien lourd.

Le gymnase du collège Azana, à Montauban, programmé par l'ancienne majorité ? On parle désormais d'une «halle sportive», aux contours architecturaux incertains, dont le montant passe de 2 millions d'€ à 1,5 millions d'€.

La rénovation du site des Archives Départementales, chef-d'œuvre en péril ? Marie-Claude Nègre n'en revient pas : «Nous avons voté 15 millions d'€ de crédits, lors du budget 2017 et on passe à 4,3 millions aujourd'hui ! C'est un projet bradé». «Un coup de serpe» pour Monique Ferrero, «un coup de cisailles comme pour Azana», tranche Cathie Bourdoncle. Jean-Michel Henryot a eu beau présenter le dossier et le phasage de l'opération qui débutera par le changement de la chaudière, cette année, pour s'achever en 2020 par la livraison du bâtiment rénové, il n'aura convaincu que ses amis.

Cette DM aura donc été le théâtre d'un débat confus, guère propice à l'avancée des dossiers. Il aura fallu attendre la fin de séance et les motions (lire par ailleurs) pour retrouver un peu de hauteur et d'unanimité. Et sortir de cette confusion permanente.