Béziers_castel_St_Porquier

 Grâce à un commissaire relativement honnête dont le portrait de Louis Béziers a été conservé dans le dossier 4 M 622 des archives départementales nous pouvons évoquer cet homme du peuple devenu membre du PCF entre 1935 et 1939 et créateur de la cellule de St Porquier. Un homme du peuple au parcours très riche qui, du modeste statut de domestique, a pu ouvrir une boutique de coiffeur dans son village.

Je le reconnais, de tels hommes m’impressionnent. Portés par les douleurs de la première guerre mondiale dont les corps gardaient souvent les traces, ils rêvaient, grâce à la construction pratique de leur idéal dans la lointaine Russie devenue URSS. Leur engagement politique participait du fameux ascenseur social. Il n’avait que peu à voir avec le discours autour de la mythique classe ouvrière mais beaucoup avec la réalité sociale qui, sans correspondre aux classifications simplistes, démontrait l’existence des injustices quotidiennes.

Ce portait est celui d’un individu au parcours spécifique et pourtant il ressemble à celui de tant d’autres qui eux n’ont pas eu la chance d’avoir un commissaire contraint de nous en communiquer quelques lignes. En 1939 Louis Béziers travaillait à l’usine des métaux et il était nécessaire de le surveiller au cas où il communiquerait à l’ennemi des secrets militaires. J-P Damaggio

P.S. Paul Ardouin est un natif de Saint-Porquier devenu communiste avant 1940 mais il ne dit rien dans ses mémoires de la cellule du village.