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A écouter JMB à l’assemblée des maires à Moissac, le journaliste du Petit Journal en est arrivé à cette éventualité : JMB candidat aux législatives à la place de Sylvia Pinel.

L’hypothèse est tout à fait plausible car depuis 1978 JMB a eu du mal à vivre sans mandat national.

Comme je l’ai démontré dans mon livre sur la baronnie de JMB, celui-ci a inversé l’histoire des radicaux. Autrefois il y avait une marche à suivre : maire, conseiller général, député (ou sénateur), puis ministre, mais JMB, conscient de la nouvelle époque a préféré commencer par député afin d’avoir un carnet d’adresses nationales pour assurer sa défense localement. Il a donc allié le national et le local en s’appuyant non sur le local mais sur le national. Avec sa dauphine Sylvia Pinel, il a fait de même à un détail prêt : elle n’a pas pu obtenir de siège de maire ou de conseillère générale donc elle n’a aucune implantation locale sauf celle inévitable de conseillère régionale (inévitable à cause de la proportionnelle).

 Le député JMB de 1978, réélu en 1981 a été battu en 1986.

Trois mois après il devient un très jeune sénateur.

En 1988, il redevient député laissant son pose de sénateur à Yvon Colin. Mais comme il est ministre, son suppléant J-P Nunzi siège.

En 1993 JMB est à nouveau battu aux législatives. Soulagement, en 1995 il peut redevenir sénateur jusqu’en… 2014.

Le voici donc sans mandat national malgré son jeune âge.

Il y a deux autres raisons qui peuvent l’inciter à être candidat : la gauche n’ayant aucune chance de gagner, il a peu de chance de redevenir ministre, et par ailleurs, les sondages qu’il ne doit pas manquer de réaliser lui indiquent peut-être qu’il est le seul capable de sauver le poste pour le PRG. Sylvia Pinel aurait donc hérité à titre de compensation du poste de candidate à la primaire de la gauche. A suivre.

J-P Damaggio