Tout territoire est découpé pour sa gestion.

Tout découpage est politique.

Mitterrand, Jospin et Hollande auront été à la base de la France intercommunale et régionale.

Mitterrand a lancé la France régionale.

Jospin la France intercommunale.

Hollande les grands regroupements.

Il s'agit là de questions strictement politiques dont je m'étonne toujours qu'elles fassent si peu l'objet de débats dans des élections politiques.

 Bilan ?

J'ai depuis toujours été pour les Régions et les communes regroupées mais à partir d'une logique politique et non à partir des combines politiciennes.

Au total les combines politiciennes ont été dominantes et pour ça il suffit de demander autour de vous le nom de l'intercommunalité de chacun !

Je vais pendre le cas de mon intercommunalité.

Ma commune de 160 habitants était membre d'un canton dont le chef-lieu est Saint-Nicolas de la Grave (mais à présent pour les élections départementales c'est le canton de Beaumont).

Avec retard une intercommunalité est née la CS2G.

Et depuis le 1er janvier il y a eu regroupement "clandestin" avec Castelsarrasin.

De son côté Castelsarrasin avec retard s'est regroupé avec Moissac (une intercommunalité à deux). Puis voici deux ans il y a eu regroupement avec d'autres petites communes obligées de se regrouper et aujourd'hui le regroupement avec deux autres intercommunalités.

Le côté politicien est manifeste quand il s'agit d'élire les responsables de la dite intercommunalité. Les présidents anciens font leur combinaison pour la répartition des sièges qui sont en nombre réduits.

Le président a été élu par 50 voix sur 52 : c'est le maire d'une petite commune pour éviter la guerre entre Moissac et Castelsarrasin.

Les postes de vice-présidence ont ensuite été répartis par avance.

1er vice-président, Jean-Philippe Bésiers, maire de Castelsarrasin (44 voix sur 52 votants, 7 blancs, 1 nul); et 2e, Jean-Michel Henryot maire de Moissac (42 voix, 10 blancs).

Logiquement viennent ensuite : 4e, Joël Capayrou maire de Saint-Nicolas (36 voix, 15 blancs, 1 nul); et 5e, Dominique Forneris (44 voix, 8 blancs).

Bref, les grandes communes imposent leur loi plus par affinités personnelles que par choix politique.

Puis à l'élection du 10e vice-président, surprise, Jean-Claude Giavarini maire de Castelmayran décide de bousculer l'ordre fixé par avance et il se présente contre le maire de Fajolles et il est élu (19 voix, 4 blancs). Le président de l'ancienne CS2G avait été élu de justesse, 8e vice-président ; Jean-Marie Bence (29 voix, 21 blancs, 2 nuls). Ce dernier s'est exclamé : «Un vote surprise qui n'a pu se faire sans le soutien de l'une, voire des deux grandes communes de l'intercommunalité».

 Un découpage loin de l'univers politicien passerait par un vaste débat public sur la France entière pour tendre vers une cohérence solide. En étant loin de ce choix les découpages sont devenus illisibles or ils sont la base de la démocratie. Et ils renforcent la métropolisation que les citoyens refusent.

J-P Damaggio