Le jeune Meyer Schapiro qui deviendra un immense critique d'art aux USA, qui restera un marxiste anti-dogmatique toute sa vie, est passé par Moissac.

 Pour le moment je découvre dans un article de The Art Bulletin, Vol. XIII, No. 4.(1933) cet hommage :

 "I owe an especial debt to the late Monsieur Jules Momméja of Moissac, who taught me much concerning the traditions of the region, and to the late Monsieur Dugué, the keeper of the cloister of Moissac, who in his very old age and infirmity took the trouble to instruct me. He permitted me to reproduce the unpublished plans of the excavations of the church, made in 1902."

 Voici une traduction rapide :

"J'ai une dette spéciale envers Monsieur Jules Momméja de Moissac qui m'apprit beaucoup concernant les traditions de la région, et envers Monsieur Dugué, le conservateur du cloître de Moissac, qui malgré son vieil âge et son infirmité prit la peine de m'instruire. Il m'a permis de reproduire le plan non publié de les excavations de l'église fait en 1902."

 Et aussitôt je me suis mis à rêver que je reconstituais un dialogue imaginaire entre le jeune nord-américain et les deux vieillards tout heureux de faire partager leurs réflexions sur l'art ancien si moderne, sur l'art tout court, sur l'art comme mode de vie, sur la vie tout court. Et Dugué et Momméja saisis d'admiration par le jeune homme s'arrêtant pour dessiner tel détail…

 Le feuilleton va continuer. J-P Damaggio