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Le milliardaire mexicain Carlos Slim (régulièrement il obtient le titre d'homme le plus riche du monde) n’est pas inquiet quant à l’avenir des relations Mexique-USA. Pour lui, Trump est un négociateur et avec un négociateur il y a toujours moyen de… négocier. D’autant que son système est bancal : il veut relancer des grands travaux mais avec quelle main d’œuvre ? En 2006 les latinos se sont mis en grève massive et le pays a été aussitôt paralysé d’où les promesses d’Obama de légalisation de 10 millions de clandestins. Promesse non tenue d’autant que les expulsions vers le Mexique ont continué de plus belle !

Parmi les grands travaux il y a le fameux mur que les Mexicains ne veulent pas payer d’où la mesure de rétorsion : taxer les produits venant du Mexique.

Là Carlos Slim, qui plaide pour l’union sacrée des Mexicains (on le comprend vu sa fortune) a une autre solution : développer le marché intérieur. Mais développer ce marché suppose d’augmenter les salaires ce qui va augmenter le prix des produits qui vont alors perdre des parts de marché à l’international.

Chacun est face à ses incohérences.

En fait pour Trump il reste une solution : faire construire le mur par des ouvriers mexicains clandestins donc peu payés !

A ce qui découvrent le protectionnisme de Trump, je réponds que depuis toujours les USA ont été pour le libre-échange quand ils avaient à y gagner, et pour le protectionnisme quand ils avaient à y gagner. On appelle cette démarche le pragmatisme, philosophie de base dans ce pays. Le danger tient à l'incohérence de Trump (il veut voler au secours de pauvres et la première mesuer cosniste à détruire la minime sécu dite Obamacare) : pour user du pragmatisme faut-il encore se doter des informations adéquates !

Bref, voilà que le TAFTA dénoncé par la gauche en Europe est tué dans l’œuf… par un président d’extrême-droite aux USA ! Contradiction, quand tu nous tiens ! J-P Damaggio