En 2010 Sylvia Pinel s'installe au siège de Conseillère régionale (elle est déjà députée) mais en 2012 elle devient ministre et alors son siège va être vacant. Plutôt que de démissionner et laisser la place au suivant sur sa liste, elle garde le poste et le salaire qui va avec sans siéger. Puis à l'approche des nouvelles élections régionales de 2015, elle quitte le plus tard possible son poste de ministre, retrouve son siège de députée, et vu ses états de service à la Région elle en devient première vice-présidente après l'échec d'une pression constante pour pouvoir la bombarder présidente. Réélue députée j'attendais sa démission de son poste à la Région suivant la nouvelle loi contre le cumul des mandats (un député ou sénateur ne peut cumuler un poste d'exécutif).Le Petit Journal qui a amélioré son site internet publie l'article ci-dessous que je reprends avec le lien. J-P Damaggio

 

Sylvia Pinel, qui fêtera ses 40 ans le 28 septembre prochain, a été réélue en juin dernier au poste de députée après que le mouvement « En Marche ! » ai décidé de la protéger. Actuellement vice-présidente de la Région Occitanie, cette élection l’oblige à démissionner de l’une de ces fonctions. Non cumul des mandats oblige. Si elle avait jusqu’ici tout fait pour garder les deux postes, cette fois-ci elle ne peut pas y couper.

Il semblerait que le choix soit fait et désormais il faudra dire Mme la députée Sylvia Pinel au grand désespoir de son suppléant, le maire de Beaumont-de-Lomagne Jean-Luc Deprince, qui se serait bien vu occuper un des sièges de l’Assemblée Nationale. Pour ce dernier il ne lui reste plus qu’à espérer qu’elle obtienne un poste de Ministre.

Chez les Radicaux de Gauche, qui sont au nombre de trois dans l’hémicycle, on s’active dans ce sens en tentant une fusion avec le Parti Radical Valoisien. Tout devrait se concrétiser les 16 et 17 septembre à Montpellier lors des « Journées d’été du Radicalisme et des Progressistes » organisées par les deux partis. L’objectif est de constituer un groupe à l’Assemblée Nationale et au Sénat mais, surtout, cela pourrait être l’occasion pour le PRG de rejoindre la majorité présidentielle et devenir ainsi ministrable en apportant un parti de centre-droit dans la corbeille de la mariée.

Si la députée quitte la vice-présidence du Conseil Régional, en revanche elle ne quitte pas la Région et continuera à percevoir pas moins de 11 552 euros par mois au titre de députée (7 209,74 euros bruts chaque mois, plus la jolie indemnité de frais de mandat qui s’élève à 5 770 euros) auquel il faut ajouter 2 280 euros (brut) par mois en tant que conseillère régionale. Cela pourrait même être plus si elle devait rester au sein de la commission permanente.