J’ai l’impression que la promesse est un rite destiné à s’éteindre.

Mario Benedetti (1983)

 

Dans le métro Buenos Aires

Buenos Aires a un système de métro parfaitement bien organisé.

On achète une carte au prix d’un euro environ et ensuite on charge cette carte dans les stations car elle est électronique et il suffit de la poser sur la borne pour passer.

Cette absence de tickets ne signifie en rien une absence de caissiers dans chaque station. On imagine sans mal le coût social d’une éventuelle disparition de ces emplois. Comme partout, il existe des heures de pointe quand les gens sont serrés comme des sardines. De 8 à 10 h et de 17 à 20 h indiquent des statistiques.

Janvier-Février étant la date des grandes vacances scolaires - le chauffeur de taxi nous l’avait rappelé-, Buenos Aires est plutôt vide rendant la circulation plus fluide et le métro moins bondé.

Avant d’entrer dans le métro, des messages électroniques indiquent s’il y a des perturbations sur les lignes et dans les stations ; le temps d’attente est par le même moyen affiché ; des stations globalement bien décorées, à la gloire de l’histoire argentine le plus souvent.

Une station, au carrefour stratégique de Pueyrredón et Santa Fe, lieu de rencontre d’homosexuels, vient d’être désignée du nom de Carlos Jáuregui, figure emblématique de ce mouvement et peinte aux couleurs arcoíris (arc en ciel) des homosexuels. Un portrait du personnage, peint par un artiste vénézuélien refugié dans la ville, orne l’entrée de la station.

Par ce deuxième détail, le métro, nous vérifions que l’Argentine est un pays développé. Je ne sais si Lima a enfin au moins une ligne de métro, je sais que Quito en a une en construction, et nous n’avons pas utilisé celui de Santiago.

En plus des cinq lignes de métro il existe des métro-bus c’est-à-dire, des routes uniquement consacrées à des bus, un système plus facile à comprendre que celui des bus classiques. Nous l’avons beaucoup utilisé à Quito. A Buenos Aires de nouvelles lignes sont en préparation.

Ce double type de métro assure le double bénéfice que ne permet pas le taxi : éviter les embouteillages rendus cependant assez rares par des routes toujours en sens unique, et très larges.

Des travaux importants sont en cours pour, le long du port, créer une voie spéciale pour les camions. JPD