J'essaie de suivre les diverses approches des gilets jaunes. Ce communiqué fait suite au précédent du 26 novembre. Il répond aux autres représentants qui le 2 décembre se proposaient de rencontrer le Premier ministre. Finalement cette rencontre n'aura pas lieu. J-P Damaggio

 

COMMUNIQUE - PRISCILLIA LUDOSKY - 04/12/2018

LA FRANCE EN COLERES

Le mouvement des Gilets Jaunes est né de 2 actions citoyennes, nous le savons et il n'est plus question d'en douter Une pétition contre la hausse injustifiée des taxes sur le carburant et un mouvement de manifestation contre la hausse des taxes et le coût de la vie, manifestation qui a vu le jour le 17/11.

Depuis 6 mois déjà je me bats pour faire entendre le message de ma pétition et depuis plus d'un mois nous nous sommes réunis avec Eric pour porter encore plus haut notre message.

Aussi, durant des jours, j'ai fait le tour des principaux médias en vue de faire entendre ce message et d'appeler les signataires de la pétition à participer à ce mouvement... De son côté Eric à fait connaitre la pétition auprès de sa communauté et a œuvré pour faire évoluer le mouvement via les réseaux sociaux

Dès le début du mouvement, plusieurs citoyens se sont fait connaître et nous ont aidé (et le font toujours) lorsque d'autres ont déployé une énergie considérable à lui nuire de toutes les manières possibles et imaginables.

Certaines personnes issues de partis politiques, nous ont contacté en vue de les associer au mouvement, d'autres aussi issus de partis politiques ou anciennement Issus de partis politiques nous ont approché en prétendant n'être affiliés à aucun parti ou en prétendant de pas avoir d'intérêts personnels a défendre. Tous, ayant été rejetés par nos soins, se servent du mouvement aujourd'hui pour créer un parti, une association, un collectif ou toutes autres structures auxquelles nous ne sommes aucunement associés. Et à bras ouvert, ils sont accueillis par les médias et le gouvernement.

Certains, soi-disant concernés par la situation en tant que citoyen en colère, ne nous ont jamais contacté pour aider de quelque manière que ce soit, et font tout de même le tour des médias pour parler voire même négocier au nom des gilets jaunes ! Et à bras ouvert, ils sont accueillis par les médias et le gouvernement.

Une question : Pourquoi les médias, qui nous ont pourtant aidé à faire passer notre message jusque-là, à travers des débats et reportages et qui sont les 1er au fait de la genèse du mouvement, se louent aujourd'hui de cette situation en invitant des personnes se disant porte-paroles et cultivent ainsi la confusion et le doute dans l'esprit des gens qui ont pris connaissance du mouvement il y a peu ? L'avenir des citoyens leur importent ils aussi peu ? Croient-ils qu'il s'agit d'un jeu ?

Une autre question : Eric et moi ne nous cachons pas, le gouvernement connaît notre existence et sait où nous trouver. Ils s'emploient tout de même à convoquer, inviter des personnes très controversées et qui ne travaillent pas avec nous et qui en plus, défendent leurs intérêts personnels,

Dans quel but ? Les intérêts des citoyens et l'ampleur du mouvement importent-ils également si peu, qu'il (le gouvernement) s'associe aux médias pour créer la division en contactant d'autres personnes non à l'origine du mouvement ?

Méthode qui suscite un intérêt certain : Semer la discorde et la zizanie en usant de toutes les techniques possibles pour ne pas avoir à faire face aux demandes des citoyens, pour ne pas avoir à prendre ses responsabilités.

Que chacun ait des idées, des valeurs, des principes, à défendre est tout à fait honorable et chacun est donc libre de mener son combat Mais on ne monte pas dans un train en direction de MELUN pour exiger qu'il se dirige vers PARIS et ce en influençant tous les passagers

On n'utilise pas la toute relative notoriété d'un mouvement en route pour servir ses intérêts personnels ! On en crée un autre !

Aussi, je précise à nouveau que seul le site internet suivant est officiellement celui du mouvement des Gilets Jaunes et c'est également sur ce site que toutes les pages ou groupe Facebook officiels crées en région sont ou seront listés : www.La-France-encolère.fr. Ils/elles seront également rattaché.es à la page Facebook officielle du mouvement « La France En Colère».

 

Autre point à clarifier : on m'a interrogé il y a peu au sujet d’un certain Clément J. qui affiche sur son profil une photo de moi en sa compagnie lors du rassemblement du 24/11 et qui ferait parti de LAREM.

Sachez que j’ai rencontré énormément de monde ce jour là et je ne demande pas de casier judiciaire ou antécédents aux personnes qui m'accostent soit pour un échange, soit pour une photo ! Je ne sais donc pas qui est cette personne et dans quel intérêt j'ai été approchée.

Enfin, Eric et moi travaillons avec pas mal de citoyens des régions qui œuvrent pour faire avancer le mouvement et ce sont ces personnes qui nous accompagneront éventuellement à une nouvelle rencontre avec le gouvernement.

En effet, organiser des élections de représentants de régions se révèle être trop compliqué et surtout très propice à de nouvelles tentatives de récupération : Phénomène de nouveau observé dans l’organisation de certaines élections.

Nous pensons qu'il n'est pas inapproprié de sélectionner nous-mêmes des partenaires de confiance compte tenu de la situation délicate dans laquelle nous nous trouvons.

Il ne s'agit pas d'imposer qui que ce soit aux citoyens mais d'agir en bonne intelligence.

Dans un contexte où il est clairement difficile de faire confiance aux uns et aux autres, fait normal que l'initiateur d'un mouvement quel qu'il soit, ait à minima le droit :

-De relayer le message des personnes qui le suivent

-De choisir ses partenaires de confiance

Ceci afin d'avancer le plus sereinement possible et de pouvoir obtenir du gouvernement des mesures significatives tant dans l'application de la politique globale des taxes, que dans la demande des citoyens qui vise une démocratie plus directe, là où le citoyen est plus impliqué dans les prises de décisions (référendum…).

Merci pour votre soutien, vos conseils, et informations.

Priscilha Ludosky,