A Montauban les manœuvres politiciennes autour des gilets jaunes suivent leur cours. Il y a bien eu une AG départementale pour clarifier les responsabilités mais dans les faits chacun va dans son sens. Il y a toujours l’histoire d’une salle au Marché-Gare qui avait été ouverte, puis fermée, puis ouverte etc. Sans que la commission communication se soit réunie, une radio est semble-t-il en place et le local sert de rencontres pour que La Dépêche puisse faire la promotion de ses amis. Avec, surprise, une rencontre avec des membres locaux de LREM ! A titre d’information, comme je le fais depuis le début du mouvement, je donne le compte-rendu du quotidien et le point de vue de l'éleu Moissageais Gérard Vallès sur son blog.

A chacun de juger. J-P Damaggio

 

La Dépêche

Les responsables politiques se succèdent au local des Gilets jaunes, box n°24 du Marché-Gare. Après Sylvia Pinel la semaine passée, c'était au tour de Stéphanie Arakelian et Gérard Valles d'aller débattre pendant deux heures avec une douzaine de membres du mouvement de contestation. Les débats ont été plutôt calmes, même si la cacophonie a pu gagner à de rares moments, chacun voulant faire entendre sa voix un peu plus fort que son interlocuteur. Les questions des Gilets jaunes ont eu droit à une réponse des deux responsables tarn-et-garonnais d'En Marche ! Les deux responsables politiques ont le plus souvent défendu les actions de la majorité macronienne. «Tous les problèmes soulevés aujourd'hui, nous les avons relevés lors de la grande marche débutée en 2016 où nous avons rencontré plus de 400 000 personnes. Nous voulions remettre en route un pays qui était à l'arrêt», a ainsi plaidé Mme Arakelian. Les deux marcheurs ont aussi reconnu des erreurs, comme la baisse de 5 € des APL, qualifiée de «connerie» par Gérard Valles, ou encore l'augmentation de la taxe carbonne faite dans un «mauvais tempo» pour la déléguée du 82. »

 Blog de Gérard Vallès 9 janvier 2019

Le gazole est au plus bas. Ils s’en moquent. Le gouvernement a mis 10 milliards sur la table pour le pouvoir d’achat des plus défavorisés. Peccadilles ! Il avait auparavant lancé un plan grande pauvreté, un plan Alzheimer. Déjà oubliés! L’orientation, la réforme du bac et le soutien aux élèves en difficulté. Bof! La transition énergétique, la lutte contre les pesticides, la promotion d’une agriculture paysanne… Qu’il s’occupe de nos fins de mois ! Les chantiers, retraites, chômage, dépendance, justice, ouverts avec les partenaires sociaux. Pas entendu parler !

 C’est marrant, les ronds-points qui se servent à merveille des réseaux sociaux, et ceux qui par conviction ou panurgisme, qui en l’occurrence pourrait s’appeler pétoche face au jaune, font comme si, en 18 mois, il ne s’était rien passé. Comme si ces dernières semaines, le gouvernement n’avait rien fait pour répondre aux revendications aussi multiples que contradictoires. Pourtant, on peut comprendre, si l’on demeure un citoyen responsable, que la tâche est et sera rude et longue. Et que s’il faut changer des choses, il le faut, il sera nécessaire de s’assurer, par un dialogue le plus profond possible, que les citoyens dans leur ensemble approuvent les changements, en mesurent bien les tenants et aboutissants.

 C’est certainement trop demander à ceux qui samedi après samedi s’exercent à la guérilla urbaine, aux techniciens de la manipulation de masse qui rêvent, pour reprendre le titre d’un opuscule de Julien Coupat, le gourou de Tarnac, de « l’insurrection qui vient ». Mais en dépit des samedis de vitrines brisées, de mobiliers urbains pulvérisés, de voitures particulières incendiées, Mélenchon, Le Pen, les commandos en gilets jaunes et cagoules noires, ne voient toujours rien venir. Et pourtant, ceux-là n’économisent pas leur peine, saturent les réseaux, occupent les médias, justifiant tout, la haine antisémite, le racisme le plus crasse, la violence sans limite, sans objet. Voilà Mélenchon et consorts rendus en 1793, rêvant de la terreur qui sut si bien faire tomber les têtes et dévorer ses propres enfants.

 Répétons-le, chacun a le droit de ne pas être d’accord avec la politique du gouvernement. Il a le droit de manifester son opposition, dans la rue, dans la grève et dans les élections. Mais nous faisons société parce que, tous autant que nous sommes, dans notre diversité, nous nous acceptons, nous nous sommes donné des règles, des lois, nous nous reconnaissons dans le pacte républicain qui repose sur la démocratie représentative. Certes, on peut améliorer la République, faire en sorte que les citoyens participent plus aux délibérations, soient régulièrement consultés. Par exemple, dans certaines communes, les maires qui sont élus, et révocables tous les 6 ans, ont mis en place des budgets participatifs, à la discrétion des citoyens.

 Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Ne cédons pas aux modes médiatiques qui passent de plus en plus vite, ne cédons pas aux injonctions de la toile, aux mises en demeure, aux manipulations politiques, aux menaces, à l’hystérie ambiante. Prenons le temps de la réflexion, de la discussion collective, pacifiée, organisée, émancipatrice. Soyons Républicains !