PCF

Le PCF se présentait, suite à son dernier Congrès, avec une nouvelle direction, une nouvelle stratégie, un nouveau logo, et un candidat dont les commentateurs se sont accordés à dire qu’il avait fait du bon travail.

Le dévouement des militants s’est doublé d’une action dynamique sur les moyens modernes de communication (sans avoir rien demandé, Marie France a reçu plus d’une dizaine de messages du PCF sur son téléphone).

Et le score (2,6%) recoupe celui des législatives de 2017 (2,72%) et celui de la dernière présidentielle où le PCF était sous ses couleurs, en 2007, avec Marie-George Buffet (1,93%). Pendant toute la campagne les sondages ont donné 2,5% au PCF, un score qui a donc tenu jusqu’au sprint final (le message ci-contre qui a fortement circulé au dernier moment fait référence à un sondage fantôme).

Le Front de Gauche avait apporté un bol d’air frais au PCF qi n’existe plus.

Le PCF a même pu vérifier que ni l’échec de LFI, ni l’absence du NPA, ni la faiblesse du PS n’avait pu lui assurer le maintien de ses élus au Parlement européen.

Alors que faire ? Voici la réponse de Ian Brossat sur l’Humanité ;

 « L’ensemble des formations de gauche, excepté EELV, sortent très fragilisées de ce scrutin, avec un rapport de forces dangereusement favorable à la droite macroniste et au RN. Vous avez appelé dès hier soir à « reconstruire une gauche digne de ce nom en France ». Par quoi cela doit-il passer selon vous ?

 Ian Brossat : La gauche doit s’assumer fièrement et se rassembler. S’assumer fièrement : la gauche de demain doit placer au cœur de son projet la justice sociale et l’urgence écologique, et pour cela la rupture claire avec le libéralisme. Se rassembler car, sinon, le risque est grand de voir le scénario mortifère de la bipolarisation entre libéraux et fachos s’ancrer durablement dans notre pays. Pour y parvenir, les formations de gauche doivent se garder de toute tentation hégémonique, avoir la modestie de tendre la main encore plus qu’hier. J’ai l’intime conviction que l’avenir passe par l’humilité, le travail collectif et le respect mutuel. Écoutons-nous, respectons-nous, travaillons ensemble. Dans cette période politique trouble, n’oublions jamais que nous n’avons aucun adversaire à gauche. Préservons la bienveillance qui fut la nôtre, préservons cette envie sincère de tendre la main, de réussir le rassemblement demain. »

 

Juste trois commentaires.

1 ) Pour moi EELV n’est pas un parti de gauche, Jadot finira comme Cohn-Bendit. Il y a cependant des militants de gauche dans ce parti avec lesquels il est possible de s’entendre aux municipales.

2 ) Une fois de plus je conteste l’idée que le FN est un parti fachos. Voilà un point sur lequel Ian Brossat peut se retrouver d’accord avec J-L Mélenchon.

3 ) Ian Brossat s’inscrit toujours dans la perspective de l’union de la gauche or c’est en renouant avec cette perspective que LFI a échoué ! Je comprends qu’il a en tête les municipales et qu’il souhaite se retrouver aux côtés de Mme Hidalgo. Les municipales sont forcément des élections à géométrie variable mais elles ne peuvent servir de fil conducteur pour les suivantes : départementales et régionales. A suivre. JP Damaggio