Puisqu'un commentaire vient de mettre en morceau un article précédent sur le sujet voici l'article de La Provence du 3 septembre 2019. J-P Damaggio

"Une centaine de personnes s'est rassemblée, hier, devant la cité judiciaire d'Avignon pour apporter son soutien aux membres du collectif Rosmerta sous la menace d'une mesure d'expulsion des locaux qu'ils occupent depuis la fin décembre 2018. L'association diocésaine d'Avignon, propriétaire des lieux - situés au 7, rue Pasteur - a en effet cité le collectif par la voie du référé devant le tribunal d'instance d'Avignon pour obtenir l'expulsion des occupants.

Actuellement 50 migrants dont 32 mineurs non accompagnés -âgés de 15 à 17 ans - sont accueillis par Rosmerta. Me Emma Douzou, avocate du collectif, a obtenu, jeudi dernier, du juge des tutelles la nomination du Conseil départemental en qualité d'administrateur ad hoc pour ces jeunes. Mais il se trouve que "malgré plus de 15 appels téléphoniques et de nombreux mails" l'avocate n'a pu entrer en relation avec les services du Conseil départemental et se trouve ainsi contrainte, "à contrecoeur", de solliciter un renvoi du dossier. "Une manoeuvre dilatoire" dénonce Me Lionel Fouquet, conseil du diocèse, qui fait valoir au président Rosselin que l'action vise essentiellement l'association Rosmerta qui assume la responsabilité de l'hébergement. L'avocat ne manque pas de critiquer le choix du Conseil départemental comme administrateur ad hoc de mineurs migrants en situation d'errance alors que son rôle est justement de les protéger et de leur assurer un hébergement dans des lieux adaptés.

Le juge, après avoir constaté l'absence à l'audience de l'administrateur ad hoc désigné par le juge des tutelles, prononce le renvoi du dossier à l'audience du 7 octobre prochain. "C'est dommage, ils voulaient être fixés le plus rapidement possible" a commenté Me Douzou pourtant à l'origine du renvoi..."