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Depuis très longtemps je suis un lecteur de la revue mexicaine Proceso. Cet entretien repris du site Mémoires de luttes (lien avec le nom de l'auteur) me semble éclairant donc je le reprends.

José Gil Olmos (sur la photo) raconte pourquoi tant de ses collègues journalistes ont été assassinés au cours des quinze dernières années. La violence a contraint toute une profession à revoir sa manière de travailler. Entretien surréaliste, mais vrai, à Mexico.

Nul besoin de chercher une actualité pour évoquer les violences dont sont victimes les journalistes au Mexique. L’actualité, dans l’un des pays les plus dangereux pour les représentants de la presse, c’est tous les jours. Meurtres, enlèvements, passages à tabac, menaces de mort, tentatives de corruption : les reporters, correspondants et rédacteurs en chefs qui disposent d’assez de liberté éditoriale et de suffisamment de courage pour dénoncer l’impunité qui mine leur société sont soumis à une pression constante et inouïe.

Comment la surmontent-ils et pourquoi persistent-ils alors que jamais dans l’histoire de ce pays le métier de journaliste n’a été aussi risqué ?

Rencontré au siège de la revue d’investigation Proceso, à Mexico, le reporter José Gil Olmos a répondu à nos questions. D’une voix tranquille – si tranquille qu’on en oublierait presque que deux de ses collègues ont été torturés avant d’être assassinés –, cet auteur reconnu pour ses enquêtes pointues sur le crime organisé et le monde politique raconte l’univers mortel des reporters mexicains.

« Nous sommes devenus des correspondants de guerre »

Par Cédric Reichenbach  |  14 février 2017  

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