Clouscard, lettre

 

Si j’en crois le cachet de la Poste – et à l’époque ils étaient une œuvre – la lettre a été postée à Paris Turgot le 3 avril 1987, du temps où la mairie chiraquienne lançait une campagne de propreté.

Elle est une réponse à une lettre que je ne possède pas mais que j’avais dû lui écrire après une rencontre que nous avions eue en petit comité avec l’Institut de Recherche Marxiste de Toulouse. Je n’ai que quelques souvenirs de ce moment jubilatoire qui fut assez fort pour que j’ose prendre la plume et lui envoyer quelques observations.

Il me répond :

« Cher Jean-Paul,

Excuse moi de te répondre si tardivement mais entre Gaillac-Poitiers-Paris-Biarritz, je mène une vie d’enfer qui me laisse à peine de temps de travailler à mes trucs. Je pense que bientôt (mai, juin) on pourra se revoir et discuter de ta lettre. A bientôt. Amitiés. Clouscard. »

Trente ans après je viens de retrouver cette lettre dont j’avais totalement oublié l’existence.

Un jour de 1993, sans m’avertir, il a réussi à trouver ma nouvelle demeure à Bruniquel (à quelques petits kilomètres de Gaillac) et il a frappé à ma porte. Un de ses «trucs» de l’époque consistait à chercher la classe révolutionnaire. J’ai le plaisir de constater que les amis de Clouscard sont encore plus nombreux qu’hier et le personnage fait toujours aussi peur aux gauches sans avenir.

Jean-Paul Damaggio

Sur le film : Tout est permis, mais rien n’est possible

Sur l’éditeur : Delga et Clouscard

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