LFI est lancé dans la préparation d'une assemblée représentative (elle est auto-déclarée représentative vu que d'un côté quelques membres sont tirés au sort et ne sont pas majoritaires par rapport aux délégués des partis associés à LFI). Comme toujours les "membres" peuvent s'exprimer sur internet où on note une diversité d'opinions avec une triste nouveauté, les textes sont rendus anonymes ! J'en retiens une qui a été publiée mais qui aurait pu être refusée car elle enfreint les statuts du mouvement. A Saint-Denis, les groupes d'action se réunissent à l'échelle d'une ville or ce n'est pas autorisé tout comme en Tarn-et-Garonne les réunions se font à l'échelle du département mais ce n'est pas autorisé. Cette observation de bon sens sera-t-elle entendue ? Mystère. J-P Damaggio

P.S. Ceux qui pensent qu'à LFI les moutons suivent le chef devraient lire les contributions...

 

Adresse des Insoumis-es de Saint-Denis à l’assemblée représentative de la France Insoumise des 22 et 23 juin 2019

Contribution

Adresse des Insoumis-es de Saint-Denis à l’assemblée représentative de la France Insoumise des 22 et 23 juin 2019 Cher-es camarades, Les Insoumis-es de Saint-Denis, réuni·es en assemblée générale le 12 juin 2019, ont débattu de la nouvelle séquence ouverte pour notre mouvement à l’issue des Européennes. Elles et ils considèrent que notre résultat lors des élections européennes au plan national est le fruit de causes multiples et refusent toute forme de polarisation à ce sujet. Tenter de dégager, plus ou moins artificieusement, une raison «principale» quelle qu’elle soit, ne peut qu’alimenter des polémiques contre-productives en produisant des éléments de langage superficiels là où nous avons besoin d’analyses approfondies. Ainsi, la question de l’organisation du débat dans notre mouvement, autrement dit de sa structuration organisationnelle, est à envisager d’abord pour elle-même. Cette question est de première importance, indépendamment de toute interpellation franchement malveillante ou seulement maladroite. C’est aux Insoumises et aux Insoumis de se l’approprier pour que vive notre mouvement. À Saint-Denis, les groupes d’action insoumis ont décidé depuis deux ans d’expérimenter une forme de coordination locale, réunissant régulièrement des délégué-es de tous les GA qui le souhaitent, suivant les règles de parité et de révocabilité. Cette expérience, si elle n’est évidemment pas parfaite, a permis de mutualiser nos forces au niveau de notre commune, d’enrichir nos débats, de décliner et/ou de définir au plan local nos orientations selon notre socle collectif l’Avenir en commun. Elle a ainsi contribué à rendre plus visible l’intervention insoumise auprès, au plus près, des habitant-es de nos quartiers. Elle nous a aidé·es à être concrètement utiles à notre camp social. Il va sans dire que cela n’explique pas, à soi seul, les 15,6 % réalisés à Saint-Denis par notre liste aux Européennes, la plaçant en tête de la gauche et à 42 voix de la liste du Président des riches. Cela ne saurait pas plus, comme en d’autres villes, tout dire de notre première place dans les 3/4 des bureaux de vote situés dans les quartiers les plus populaires. Cela n’explique pas tout mais cela n’a manifestement rien empêché, bien au contraire. Notre expérience est bien entendu perfectible. C’est précisément pourquoi nous considérons nécessaire que notre mouvement s’organise pour permettre au débat articulant inventivité démocratique et structuration, de se développer. Pour faire progresser notre cause, nous avons besoin que soit envisagé le renforcement des lieux et des moments d’échanges et de décisions, notamment aux échelons inter-villes et inter-régions, avec les remontées nationales adéquates. La perspective des élections municipales, avec leur dimension agglomérations/territoires, y encourage de manière évidente, mais cela ne vaut-il pas aussi pour les luttes où nous nous engageons hors campagnes électorales ? De notre point de vue, la France Insoumise, consciente des erreurs historiques à ne pas reproduire, n’a rien à y perdre. Elle a, en revanche une nouvelle phase de développement à y gagner. Adoptée à l’unanimité à Saint-Denis, le 12 juin 2019