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Vie de La Brochure
26 juin 2021

Les villes ultra abstentionnistes

Un article de Marianne se penche sur les villes ultra abstentionnistes. L’article établit un lien entre situation sociale et abstention. Il faudrait se pencher sur un autre lien : dans ces villes fortement à gauche il est aisé de constater que cet ancrage n’a pas été un facteur favorisant la participation. Pourquoi ? Sans chercher une réponse on réduit la réflexion.

Il est tout aussi aisé de constater que la candidature Mélenchon avait été un espoir mais un espoir sans suite locale et c’est dangereux pour LFI car comme il est indiqué ce parti n’est plus en tête. Il suffit qu’en 2022, en Seine St Denis, PS-PCF-Ecolo reconduisent l’union des départementales et LFI perd tous ses députés !

 

abstention au-delà de 80%

 Dans ces villes, plus de huit Français sur dix n'ont pas voté dimanche. Quel est le portrait-robot des 15 communes métropolitaines de plus de 3500 inscrits (soit environ 5 000 habitants) où l'abstention, inédite au niveau national, a été la plus forte pour le premier tour des régionales ? Avec une population médiane de 30 000 personnes et seulement deux villes comptant moins de 10 000 habitants, il s'agit, sans grande surprise, de communes connaissant des situations socio-économiques difficiles. Un tiers de la population y vit sous le seuil de pauvreté, soit le double de la moyenne nationale. Et le taux de chômage y atteignait 21,9 % en 2017, contre 9,4 % à l'échelle du pays. Sur les 15 villes les plus abstentionnistes au premier tour des élections régionales, 12 plaçaient Jean-Luc Mélenchon en tête au premier tour de l'élection présidentielle en 2017, avec des scores allant de 27 à 43 % des voix. Ces villes correspondent aux banlieues des deux métropoles de Lyon et de Paris. Le décrochage de LFI est très net : en position dominante en 2017 à Bobigny, où Jean-Luc Mélenchon enregistrait un score supérieur à 40 %, les Insoumis, toujours en tête, ne recueillent plus désormais «que» 27,3 % des voix. À Vaulx-en-Velin, Clichy-sous-Bois ou Givors, la gifle est nettement plus sèche. Dans ces trois villes où Mélenchon planait à plus de 35 % en 2017, LFI émarge désormais à respectivement 12,7 %, 12,8 % et 16,1 % et n'est plus en tête.

Spécificités mosellanes

Les trois villes restantes parmi les 15 où l'abstention crève les plafonds étaient dans l'escarcelle de Marine Le Pen au premier tour en 2017. Situées dans la Moselle, elles font partie de la «France périphérique». Forbach, Talange et Petite-Rosselle comptent parmi ces communes sinistrées à la suite de la désindustrialisation. Dans ces trois villes, l'abstention n'a pas été synonyme d'une relégation du Rassemblement national aux régionales: certes, ses parts de marché se sont érodées, mais le parti de Marine Le Pen pointe toujours en première place à Talange et à Petite-Rosselle, et obtient la deuxième place à Forbach, avec 21,56 % des voix.

Quid du vote blanc ? Lorsqu'on se penche sur les 15 communes dans lesquelles il est le plus populaire, on constate qu'il concerne des villes au profil socio-économique bien plus disparate. Géographiquement, Bretagne et Pays de la Loire regroupent huit de ces 20 communes «blanches», parmi lesquelles sept avaient choisi Emmanuel Macron en première position au premier tour en 2017. Des remords ?

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