Le Mexicain Gumaro Pérez assassiné
Plus simple comme histoire je ne sais si ça existe !
L'homme était à l'école de son fils pour la fête de Noël. Quoi de plus banal !
Deux hommes armés s'avancèrent dans la salle. Quoi de plus banal !
Gumaro Pérez est mort sans souffrir.
Les deux hommes sont repartis pour là d'où ils venaient et l'histoire est finie.
Le Mexique est farci d'histoires de ce genre mais pas nos médias donc Gumaro Pérez a fait une brève à la télé.
Nous étions près de Veracruz. En 1975, à Noël, je me souviens des nombreux joueurs de xylophones sous les arcades de la place centrale. Dans cette ville, aujourd'hui encore, ils ont le sens de la fête.
Aujourd'hui l'Etat est dirigé par un membre du PAN, Miguel Ángel Yunes, qui a décidé de mettre sur pied un groupe de défense des journalistes. Le journaliste Gumaro Pérez tout en devenant fonctionnaire a continué d'écrire pour divers journaux. C'est le premier mort sous son administration. Pour le précédent, un membre du PRI qui est en prison pour des fraudes colossales, on a cessé de compter les morts. Il y a eu la Regina Martínez très grande journaliste de Proceso, le mensuel qui conduit une lutte sans merci contre le crime organisé.
Quand Gumaro Pérez a vu venir vers lui les tueurs il a pu se dire qu'il ne recevrait plus de menaces qui pourrissaient sa vie depuis 2015. L'une d'elle était venus de l'ancien gouverneur du PRI ! Quant à l'impunité elle est de rigueur !
J'aime le Mexique. Il n'est pas en guerre mais le nombre de journalistes assassinés (12 pour cette année) est plus fort qu'au Moyen-Orient. Pourtant, une brève à la télé ! Or c'est là-bas que je se prépare ue part de notre futur. Jean-Paul Damaggio

