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Vie de La Brochure
23 novembre 2021

Jean Donat dans les revues nationales

La Révolution française dirigée par Auguste Dide

1er janvier 1924 : En référence

J. Donat, Une Société politique et littéraire à Saint-Antonin, au XVIIIe siècle (Bul. Arch. Tarn-et-Garonne, t. XXXVIII, 1910, p. 269-287)

1er janvier 1926 : Sous presse Le comité de Larrazet et la fin de l’ancien régime par M. Donat (comité de Tarn-et-Garonne) [en fait il faut lire communauté à la place de comité]

1er janvier 1927 : l'annonce de la parution du livre ci-dessus a été reçu

1er janvier 1932

Dans les Mémoires de l'Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse^ M. Jean Donat, professeur honoraire au lycée, vient de publier une longue étude d'une cinquantaine de pages sur La carrière politique du général Dupuy[1].

C'est une intéressante contribution à la vie de cet officier de la Révolution, qui devait terminer en Egypte une brève et somme toute glorieuse destinée militaire; et c'est aussi un utile aperçu sur la vie des sociétés patriotiques de Toulouse, pendant les grandes années de la fin du xviii6 siècle. Tel qu'il apparaît dans ces pages, ce fils de boulanger semble avoir adopté d'enthousiasme le nouvel ordre de choses; et, plutôt modéra de tendances intimes, avoir servi avec zèle la Nation, dans la vicissitude d'assemblées aux passions vives aisément contradictoires. Arrêté, comme complice du général Brunet, peu de mois avant Prairial an 11, il obtient ce certificat de civisme d'être déclaré non coupable, en pleine dictature des Comités, et continue à montrer jusqu'à sa mort le même zèle républicain et patriotique.

De nombreux extraits des registres de la Société populaire et de lettres du général donnent au récit de M. Donat une attrayante actualité. Peut-être pourrait-on reprocher à ses scrupules d'historien d'avoir insuffisamment précisé le caractère de son héros. S'interdisant toute conjecture, il laisse parfois quelque indécision dans les traits dont il dessine son personnage principal. Tel quel, c'est un portrait agréable et bien venu. Et cette étude montre aussi tout le parti que pourrait tirer un chercheur méthodique des registres des Sociétés populaires de Toulouse. L'étude de Gros est largement périmée; et la thèse de lettres sur la Révolution à Toulouse, pour laquelle les documents abondent, à pied d'œuvre, demeure toujours à écrire. G. -M.

2 Revue historique de la révolution française Charles vellay

1er janvier 1916 : L’article sur le don patriotique (voir pièce jointe)

 3 Bulletin du Comité des travaux historiques et scientifiques

1er janvier 1918

[cette présentation rappelle utilement que Donat n'est l'auteur que de la première partie]

LES CRIMES INEXPIABLES, par MM. Jean Donat, professeur au lycée de Toulouse, et Jean Signorel, docteur en droit, lauréat de la Faculté de Paris, avec une préface de M. Méringhac, professeur de droit international à l'Université de Toulouse, 1 vol. in-12. Paris, Delagrave, 1918.

Ce livre, outre la préface, est composé de deux parties distinctes. La première, de 66 pages sur 373, est un résumé historique intéressant, mais sommaire, des relations entre le monde romain, la Gaule, puis la France avec les Germains et les Allemands; la seconde partie, de beaucoup la plus importante, traite sur le sujet indiqué par le titre. D'après la compétence des auteurs, il est naturel d'attribuer la première à M. Donat, professeur d'histoire, et la seconde à M. Jean Signorel, savant jurisconsulte, mais qui n'indique pas tous ses titres, car il est en même temps juge d'instruction à Toulouse.

A vrai dire, la première partie n'est qu'une introduction historique étendue, mais la seconde partie a une valeur documentaire et doctrinale très haute. J'ai l'honneur d'être en relations personnelles avec l'auteur M. Jean Signorel, mon collaborateur à la Revue générale d'administration où il a publié sur divers sujets des études très fouillées et du plus haut intérêt. La Bévue publie en ce moment de M. Signorel un travail sur la Pensée allemande dans l’ordre juridique qui est de premier ordre par la connaissance approfondie que l'auteur possède de la philosophie germanique et des méthodes juridiques de l'Allemagne, par l'élévation des idées, la netteté et l'élévation de la pensée; les Crimes inexpiables joignent à ces qualités cette indignation vertueuse qui inspirait jadis un Juvénal, mais plus verbeusement et plus oratoirement. Ici le simple exposé des faits suffit à la susciter chez le lecteur.

L'auteur indique d'abord les lois de la guerre chez les civilisés telles qu'elles ont été codifiées aux Conférences de La Haye et adoptées par l'Allemagne elle-même, puis il montre comme elles ont toutes été violées par elle : d'abord à la déclaration de guerre de 1914, puis par la violation des neutralités belge et luxembourgeoise, par les attentats contre les non combattants, les assassinats de blessés et de prisonniers, les dévastations et les incendies sans intérêt, militaire, les vols et les pillages, les contributions et réquisitions abusives, les procédés de guerre déloyaux, l'évacuation forcée des populations et le travail forcé, la manière de pratiquer la guerre aérienne, la guerre maritime : zeppelins, avions de bombardement, sous-marins, etc. Après cet exposé appuyé sur la documentation la plus précise et la plus irréfutable, il expose et réfute les divers systèmes de justification des atrocités allemandes et montre leur inanité.

«Les Allemands, dit-il, n'ont presque jamais songé à contester la matérialité des faits: ils ont simplement cherché à leur trouver une excuse dans la nécessité des représailles », contre toute réalité et même contre toute vraisemblance. C'est ailleurs qu'il faut chercher la raison profonde de tous ces crimes, dans la mentalité de la race. «Le crime allemand est plus que l'œuvre de quelques-uns, l’œuvre d'un jour. Il est l'aboutissement du caractère et des idées de ce peuple, et le caractère de violence et d'horreur de la guerre est une forme de la conception pangermaniqnc. L'auteur la retrouve dans les Discours à la nation allemande, de Fichte; dans la Géographie, de Daniel, dans les écrits de Arndt, de Jahn, de Treischke, de von Eckard, de Rohrbach et même du prince de Bùlow, vulgarisés par la presse quotidienne. Les abondants extraits cités à ce propos ne laissent place à aucun doute.

Tel est ce livre qui, dans sa seconde partie, est un exposé excellent non seulement des crimes de l'Allemagne, mais encore et surtout de leurs causes. L'auteur s'y montre aussi philosophe et penseur qu'historien. Le Comité ne peut donc que le remercier de l'hommage qui lui est adressé et joindre ses félicitations à ses remerciements.

RABANY.

Le_don_patriotique_dans_la_commune_de_Larrazet



[1] Jean Donat, La carrière politique du général Dupuy (tirage à part des Mémoires de l'Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse), Toulouse, Lion et fils, in-8°, 48 pages.

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