Oswaldo Guayasamin à Madrid
Le jeune Oswaldo avait 20 ans pour sa première exposition à l’école des Beaux-Arts de Quito. C’était en 1939 et il avait le cœur brisé par la victoire de Franco dans sa guerre à l’Espagne. Comme des milliers d’autres artistes.
Cinquante ans après, l’immense peintre qu’il est devenu a été sollicité pour occuper les murs immenses du nouvel aéroport de Madrid. Je ne sais qui a eu cette idée mais elle est fabuleuse. Bien sûr un aéroport n’est pas un musée aussi les voyageurs passent peut-être devant d’immenses muraux sans s’y attarder. D’autant qu’il faut les chercher car l’aéroport est immense. Il suffit cependant de quelques secondes pour que l’œil capte l’étrange peinture qui lui fait face.
En photo, une des peintures murales à la gloire de quatre hommes. Sous le pinceau de Guayasamin les femmes n’ont pas été oubliées mais ici nos avons quatre symboles :
- Celui qui n’a pas courbé l’échine face aux incas (Equateur)
- Celui qui n’a pas courbé l’échine face aux Espagnols (Venezuela)
- Celui qui n’a pas courbé l’échine face aux USA. (Cuba)
- Et le poète universel complice permanent de Guyasamin. (Chili)
Quatre visages à dévisager.
Pour mieux saisir les nuances j’ai ajouté une version plus grande en cliquant sur le nom du premier en haut de l'article. J-P Damaggio
